«Vicky»: Pas facile d'être la fille de Guy et la sœur de Nicolas Bedos

OEDIPE Une comédie un rien embarrassante permet à Victoria Bedos de régler ses comptes avec son illustre famille…

Caroline Vié

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Victoria Bedos dans Vicky de Denis Imbert
Victoria Bedos dans Vicky de Denis Imbert — Thomas Brémond - LGM CINEMA / GAUMONT / NEXUS FACTORY

Etre « fille de », ce n’est déjà pas simple, mais quand on est « sœur de » par-dessus le marché, il y a franchement de quoi criser ! Victoria Bedos, fifille de Guy et sœurette de Nicolas n’en fait pas mystère dans Vickyde Denis Imbert. 20 Minutes explique pourquoi on sort la salle en étant bien content de ne pas faire partie de la famille…

Dans cette famille, il faut se battre pour exister

La trentenaire, coscénariste deLa famille Bélier, tape près de l’os dans cette comédie qui fleure bon le règlement de compte. Elle en cosigne le scénario et en tient le rôle principal… celui d’une demoiselle complexée par les succès de son papa et son franginet mais qui finit par trouver sa voie (et un prénom) dans la chanson avec le (vrai) groupe Vicky Banjo, dont l’album vient justement de sortir. « J’ai transvasé mon histoire dans une fiction », assure-t-elle pudiquement.

On en prend plein la figure sur grand écran

N’empêche, le père du film est un égocentrique envahissant dont le sens de l’humour légendaire disparaît comme par magie quand sa fille chante « Je couche le premier soir ». Le frère un brin égotique aussi, drague tout ce qui passe à sa portée. Quant à la maman, Chantal Lauby fofolle d’anthologie, elle tente elle aussi de survivre mais n’est pas un modèle de stabilité. On est heureux de ne pas avoir été pris en grippe par Victoria.

Ça fait mal et c’est embarrassant

« Au spectateur de démêler le vrai du faux ! » déclare Victoria Bedos dans le dossier de presse. C’est ce qui fait la force et la faiblesse du film. Le spectateur a l’impression gênante de s’imposer à un dîner de famille où on regarde sa serviette quand les assiettes commencent à voler. On souhaite de tout cœur à Victoria Bedos que ce film à la saveur d’adolescence douloureuse lui aura permis de s’affranchir des siens et de mettre le turbo sur ses chansons vraiment très drôles.