«Alice de l'autre côté du miroir»: Coup de jeune sur l'univers de Tim Burton

FEERIE Les designers d'« Alice de l’autre côté du miroir » ont cherché à rafraîchir l’univers créé par Tim Burton…

Caroline Vié

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Johnny Depp dans Alice de l'autre côté du miroir de James Bobin
Johnny Depp dans Alice de l'autre côté du miroir de James Bobin — Walt Disny Company France

Le succès dAlice au pays des merveilles réalisé par Tim Burton en 2010 a inspiré aux studios Disney la décision de produire Alice de l’autre côté du miroir, la suite moins connue de l’histoire créée par Lewis Carroll. Alice ( Mia Wasikowska) a bien grandi dans ce nouvel opus. Devenue adulte et capitaine de navire, elle va retourner retrouver ses anciens complices, le Chapelier Fou ( Johnny Depp), la Reine Rouge (Helena Bonham-Carter) et la Reine Blanche (Anne Hathaway) et affronter un nouvel ennemi : le Maître du Temps ( Sacha Baron Coen). « Arriver après Tim Burton était un challenge qui m’a coûté de nombreuses nuits blanches », avoue le réalisateur James Bobin. 20 Minutes détaille la façon dont il a relevé le défi.

D’un film à l’autre, les mêmes designers

Kei Acedera et Bobby Chiu (dont les œuvres inspirées par Alice sont exposées à la galerieArludik jusqu’au 15 juillet) font partie des designers qui ont travaillé sur les deux films. « L’univers créé par Lewis Carroll est une source inépuisable d’inspiration, explique Kei. C’était d’autant plus intéressant ici car l’ouvrage est moins familier du grand public. » Le duo a revisité des personnages préexistants dans Alice au pays des merveilles et a donné vie à de nouveaux héros. « C’était à la fois plus facile et plus compliqué qu’en 2010 car nous pouvions nous appuyer sur le film de Tim Burton, mais cela voulait aussi dire que nous devions lui rester fidèles tout en le renouvelant. » Un équilibre subtil à trouver mais le résultat est d’une beauté à couper le souffle.

La nouveauté est une question de Temps

L’une des plus belles innovations du film est le personnage du Maître du Temps, redoutable sorcier qui jongle avec les vies des humains. « C’était mon principal souci, avoue le réalisateur James Bobin car c’est ce type inquiétant qui est l’un des éléments clefs du récit. S’il était raté, c’est l’ensemble qui passait à la trappe. » Entre robot et être humain au look excentrique, ce méchant ne perd ses moyens que face à la Reine Rouge qu’il courtise. « Il fallait qu’il demeure effrayant sans terrifier les plus jeunes. Son apparence a été difficile à trouver d’autant plus que nous avons commencé à travailler sur lui avant même que Sacha Baron Coen soit choisi pour l’incarner », se souvient Bobby Chiu.

Johnny Depp en atout maître

Johnny Depp et son Chapelier Fou demeurent au centre de l’histoire mais la version « burtonienne » de ce drôle de bonhomme subit de nombreuses métamorphoses dans ce deuxième volet. « Je me suis bien amusée à étudier différentes prestations de Johnny Depp tout au long de sa carrière pour essayer d’imaginer à quoi le Chapelier pourrait ressembler s’il était un gamin espiègle ou en adulte dépressif », insiste Kei Acevera.

Les fans de l’acteur s’amuseront de ses looks tous plus frappadingues les uns que les autres. « En tant que comédien, Johnny n’a peur de rien, admet James Bobin. Il prend un immense plaisir à aller toujours plus loin dans ses costumes et maquillages. » L’acteur apporte un côté touchant à son héros dont Kei Acevera a également contribué à faire naître la famille tout aussi riche en surprises que lui. Une réussite à l’image du film.