Festival de Cannes: Pourquoi on aime beaucoup «Le client» d'Asghar Farhadi

UN PEU, A LA FOLIE, PAS DU TOUT Le réalisateur iranien émeut en décrivant la relation d'un couple déchiré après une agression...

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié

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Shahab Hosseini et Taraneh Alidoosti dans Le client d'Asghar Farhadi
Shahab Hosseini et Taraneh Alidoosti dans Le client d'Asghar Farhadi — Habid Majidi/Memeto

Asghar Farhadi, réalisateur du Passé (2013) et d’Une séparation (2011), revient avec cette belle réflexion sur la notion de pardon, vibrant plaidoyer contre la vengeance. Le cinéaste iranien brosse par petites touches la désagrégation d’une relation amoureuse torpillée par un fait divers. Entre polar et étude pyschologique, ce très beau film confirme le talent sensible de son auteur. Le client se révèle un concurrent sérieux pour la Palme d’or.

Le pitch en vingt mots

A Téhéran, une jeune femme est agressée dans sa salle de bain. Son mari furieux décide de retrouver le coupable.

Le casting en une ligne

Shabab Hosseyni, Taraneh Alidootsi, Babak Karimi, Farid Sajjadihoseini

La scène à retenir

Dès la première scène, on est pris par l’action quand le couple de héros doit évacuer son immeuble qui s’écroule. L’angoisse va ensuite aller crescendo.

Deux tweets qui s’opposent

Qui a dit (ou cru entendre) dans le jury?

"- C’est puissant ce film. Je me suis laissé happer par cette histoire.

- J’ai trouvé les acteurs exceptionnels et le scénario particulièrement subtil.

- Moi, c’est la délicatesse de la mise en scène qui m’a séduite.

- Tous ces éléments mis bout à bout, ça ne mériterait pas une belle présence au palmarès ?"