Festival de Cannes: Le studio Ghibli présente «La Tortue rouge», son premier film européen

UN CERTAIN REGARD Michael Dudok de Wit signe « La Tortue rouge », un conte fantastique sublime digne du grand studio d’animation japonais…

Caroline Vié

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La tortue rouge de Michael Dudok de Wit
La tortue rouge de Michael Dudok de Wit — Studio Ghibli, Wild Bunch, Why not

Le réalisateur Michael Dudok de Wit vit un rêve éveillé sur la Croisette. Un songe presque aussi intense que celui qu’il fait vivre au spectateur avec La Tortue rouge, présentée dans la section Un certain regard.

« Je suis en extase » a avoué à 20 Minutes le réalisateur des courts-métrages Le moine et le poisson (1994) et Père et fille (2000), dont c’est ici le premier « long ». Sans dialogue, La Tortue rouge raconte l’histoire d’un naufragé qui va faire une étrange rencontre sur une île déserte.

Entre le Japon et l’Europe

L’aventure du cinéaste a commencé fin 2006 quand il a été contacté par le studio Ghibli, producteur japonais de chefs-d’œuvre comme Le voyage de Chihiro d’Hayao Miyazaki ou Mes voisins les Yamada d’Isao Takahata qui souhaitait cofinancer l’un de ses films. « Quand j’ai reçu le mail, je n’y croyais pas. J’ai eu beaucoup de mal à pondre un scénario et je me suis fait aider par Pascale Ferran ». La réalisatrice de Bird People lui a prêté main-forte pour écrire ce conte sublime. « Le film est coproduit par le Japon, mais pour le reste il demeure européen, ce qui était également la volonté de Ghibli », précise-t-il.

Comme dans un rêve

Il aura fallu à Michael Dudok de Wit un peu moins de dix ans pour donner vie à sa vision. « J’ai eu des moments de découragement, mais je suis heureux du résultat bien que je me dise que j’aurais pu faire encore mieux », sourit-il. Sa présence à Cannes marque l’aboutissement d’un parcours exceptionnel. « Il existe maintenant une telle offre dans le cinéma d’animation que certaines œuvres, même réussies, passent inaperçues, admet-il. Etre ici permet à notre film de se faire remarquer ce qui lui donne une chance supplémentaire. »

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Le grand public devra attendre le 29 juin pour découvrir, en salles, ce pur moment d’émerveillement.