Festival de Cannes: «Ma vie de courgette» rend la Croisette végétarienne

ANiMATION Ce film d'animation coscénarisé par Céline Sciamma est un véritable coup de cœur...

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié

— 

Ma vie de Courgette de Claude Barros
Ma vie de Courgette de Claude Barros — Rita production

C’est l’un des gros coups cœur du festival. Ma vie de courgette de Claude Barras fait partager la vie quotidienne d’un foyer pour enfants en difficulté. Le jeune Courgette, petit garçon sensible, y apprend l’amour et l’amitié. « C’est un film qui se veut joyeux et optimiste bien qu’il aborde des sujets graves », précise le réalisateur suisse.

>> A lire aussi : Cette année, les toons envahissent la Croisette

La reconnaissance du cinéma d’animation

Réalisé avec des marionnettes selon la technique de la stop motion, ce poème animé trouve le ton juste entre social et poésie. « C’était la gageure et le film a été difficile à développer car le cinéma d’animation abordant des sujets sérieux rend les financiers frileux », précise Claude Barras. Sa sélection à Cannes l’a enchanté. « Il est certain que cela va aider le film à se vendre dans le monde entier. C’est aussi la preuve que le cinéma d’animation est de plus en plus reconnu ce qui fait chaud au cœur. » La Quinzaine des réalisateurs a eu du nez en sélectionnant cette chronique tendre autour d’enfants blessés mais solidaires.

Céline Sciamma s’anime

La réalisatrice de Bande de filles est venue prêter main-forte pour l’écriture du scénario. "Elle venait de faire Tomboy et j’ai donc trouvé qu’il s’agissait de la personne idéale pour approfondir la psychologie de mes héros", insiste Claude Barras. De son côté, Céline Sciamma a pris un immense plaisir à découvrir le film sur lequel elle a travaillé trois ans auparavant. « Je m’en suis tenue à mon rôle de scénariste. C’était étrange de me sentir à la fois lointaine et proche de héros que je n’avais pas côtoyé depuis longtemps », raconte Céline Sciamma. Elle a été l’une des premières spectatrices à s’enthousiasmer pour le film. On fait le pari qu’elle ne sera pas la dernière.