Festival de Cannes: Pourquoi on aime à la folie «Mademoiselle» de Park Chan-wook

UN PEU A LA FOLIE PAS DU TOUT Le réalisateur de «Old Boy» a donné un coup de chaud à la Croisette avec ce conte pervers et sulfureux...

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié

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Mademoiselle de Park Chan-Wook
Mademoiselle de Park Chan-Wook — The Jokers

Park Chan-wook aime les femmes fortes (Sympathy for Lady Vengeance) et les histoires perverses (Old Boy). Le réalisateur coréen est à son meilleur dans Mademoiselle, conte sadique autour d’amours lesbiennes, de littérature coquine, d’arnaque et d’érotisme chaud comme un plat de kimchi (plat traditionnel coréen «muy caliente»).

Le pitch en vingt mots

Une servante coréenne est envoyée au service d’une riche recluse japonaise. C'est une arnaqueuse au service d’un aigrefin.

Le cast en une ligne

Kim Min-Hee, Kim Tae-Ree, Jung-Woo Ha

La scène à retenir

La femme de chambre initie sa maîtresse aux choses de l’amour et met beaucoup de cœur à son travail. Le service était impeccable dans les années 1930.

Deux tweets qui s'opposent

Qui a dit (ou cru entendre) dans le jury

«Ah ben dis donc, en Corée, ils ont le sens de la fête !»

« Le film est vraiment chaud bouillant. Y a que les Français pour montrer des choses pareilles en festival... »

« J’ai détourné les yeux devant le sang. »

« Et moi je les ai gardé grand ouverts pour les scènes de sexe lesbien d'un érotisme terride et d'une rare beauté plastique. »