Festival de Cannes: 69 raisons de suivre cette 69e édition très chaude

AU PROGRAMME Du glamour et du sexy, et beaucoup d’autres choses… Voici les promesses du 69e Festival de Cannes…

Stéphane Leblanc

— 

Sean Penn et Charlize Theron au Festival de Cannes en mai 2015
Sean Penn et Charlize Theron au Festival de Cannes en mai 2015 — Joel Ryan/AP/SIPA

20 Minutes a compté pas moins de 69 bonnes raisons de suivre le 69e Festival de Cannes

>> A lire aussi : Ce qu'il faut dire et ne pas dire pour être crédible sur la Croisette

  1. Parce que le Festival de Cannes est le plus grand festival de cinéma, bien avant Venise ou Berlin et l’événement le plus médiatisé après les JO et la Coupe de monde de foot.
  2. Parce qu’une centaine des meilleurs films qui sortiront en salle d’ici la fin de l’année y est sélectionnée.
  3. Parce que les stars hollywoodiennes y viennent plus nombreuses chaque année. Julia Roberts, George Clooney, Jodie Foster, Robert DeNiro, Kristen Stewart, Ryan Gosling, Sean Penn ou Charlize Théron (ensemble à l’écran, mais séparés à la ville) font partie du cru 2016.
  4. Parce que même si les fêtes sont devenues moins grandioses, elles restent quand même fidèles à l’esprit chic et déluré d’autrefois. 

     

  5. Parce qu’il fera beau (à partir de dimanche) et que les stars sont plus belles sous le soleil exactement…
  6. Parce que Laurent Lafitte est le MC d’ouverture et de clôture et qu’on reverra le pensionnaire de la Comédie-Française d’un autre œil après la projection de Elle de Paul Verhoeven.
  7. Parce que Café Society, qui ouvre le festival, est une comédie, et qu’il vaut mieux commencer dans un climat d’allégresse.
  8. Parce que le film de Woody Allen sort en même temps en salle, afin que tout le monde puisse en profiter.
  9. Parce que cinq autres films sortent pendant le festival - Money Monster le 12, Ma Loute le 13, The Nice Guys le 15, Julieta le 18 et Elle le 25, afin que tout le monde puisse en profiter également.
  10. Parce que Cannes a été une formidable rampe de lancement pour des films d’auteur exigeants comme La Guerre est déclarée de Valérie Donzelli ou Mustang de Deniz Gamze Ergüven.
  11. Parce que c’est là qu’on a découvert Sofia Coppola avec Virgin Suicides ou Quentin Tarantino avec Reservoir Dogs, deux ans avant sa palme d’or mémorable pour Pulp Fiction.
  12. Parce que Cannes fait aussi des morts, comme La Cité des enfants perdus de Caro et Jeunet ou Assassin(s) de Mathieu Kassovitz ; des bad buzz si terrible que des films sont remontés ou des titres changés sans avoir l’air d’y toucher comme La Forêt des songes de Gus Van Sant rebaptisé Nos souvenirs.
  13. Parce qu’après les selfies en 2014 et les souliers plats en 2015, on se demande bien ce qui sera interdit (puis ré-autorisé) sur le tapis rouge cette année…
  14. Parce que les grandes maisons de couture, telles Dior, Channel ou Elie Saab, transforment les montées des marches en condensé des meilleurs défilés de l’année.
  15. Parce que ce sont les plus grands make-up artists qui, l’an dernier, ont incité les stars à adopter le strobing au détriment du contouring.
  16. Parce que le chignon bas de Charlize Theron, celui délicatement tressé de Blake Lively ou le side hair de Louise Bourgoin ont dessiné les tendances coiffure de l’été 2015.
  17. Parce qu’après Diane Kruger ou Sophie Marceau l’an dernier, on se demande bien qui sera victime de wardrobe malfunction (ou accident de soutif) cette année…
  18. Parce que Julia Roberts fera son baptême de Cannes ce jeudi 12 mai et montera les 12 marches du Palais des festivals pour la première fois de sa vie.
  19. Parce que Julia “Pretty Woman” Roberts ne montera pas les marches au bras de n’importe qui, mais de George “Ocean Eleven” Clooney. Soit le le couple le plus glamour au monde dit-on.
  20. Parce que le plus excitant des couples de cinéma sera chaperonné par Jodie Foster dont l’usage de la langue de Molière sans la moindre trace d’accent ne cesse de nous impressionner.
  21. Parce que Robert DeNiro croisera peut-être son ancienne partenaire de Taxi Driver, si Jodie Foster reste jusqu’à lundi, quand Bob présentera Hands of Stone.
  22. Parce que cette année le cinéma de genre est bien représenté, y compris en compétition.
  23. Parce que le délégué général de la Sélection officielle, Thierry Frémeaux, a parlé d’un grand nombre de films de vampires.
  24. … Et d’un grand nombre de films de fantômes.
  25. Parce que Personal Shopper d’Olivier Assayas avec Kristen Stewart est effectivement un film de fantômes, plus qu’un film sur le milieu de la mode…
  26. Parce que The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn est en revanche un film sur le milieu de la mode. Mais pas pas que, on s’en doute.
  27. Parce que Ryan Gosling ne joue pas dans le film de son ami Winding Refn, mais qu’il fait le voyage à Cannes aux côtés de Russell Crowe pour la comédie The Nice Guys de Shane Black, qui sort en salle le même jour que sa présentation à Cannes, le 15 mai.
  28. Parce que Kim Basinger joue aussi dedans et sera là également.
  29. Parce que lorsque le Coréen Park Chan-wook appelle son nouveau film Mademoiselle, on se doute que le réalisateur de Old Boy ne signe pas une romance à l’eau de rose.
  30. Parce qu’on se demande ce que les frères Dardenne ont encore inventé pour nous tordre le coeur et les boyaux.
  31. Parce qu’on se demande aussi ce que Ken Loach a imaginé pour que son dernier film, I, Daniel Blake, soit réellement son dernier film.
  32. Parce qu’on se demande enfin quelles sont les qualités de Mal de pierre, le nouveau film de Nicole Garcia, pour avoir évincé de la compétition Orpheline d’Arnaud des Pallières, au tout dernier moment.
  33. Parce que les deux films roumains SerraNevada de Cristi Puiu et Baccalauréat de Cristian Mungiu doivent être sacrément bons pour avoir été retenus tous les deux en compétition.
  34. Parce qu’on attend avec impatience de voir ce que donne Fabrice Luchini, en bourgeois lillois pris dans les méandres d’un crime dans Ma Loute, le nouveau Bruno Dumont en compétition, qui sort le même jour (vendredi 13) en salle.
  35. Parce que Ma Loute fait partie de la veine « comique » du réalisateur de La Vie de Jésus et du Petit Quinquin, ce qui promet de bien rigoler.
  36. Parce qu’on ignore ce que nous réserve l’écrivain Jonathan Littell, l’auteur des Bienveillantes, avec son documentaire Wrong Elements hors compétition.
  37. Parce que Claude Lelouch viendra parler à Cannes Classics de la Palme d’or qu’il a remporté, il y a cinquante ans, pour Un homme et une femme, chabada bada…
  38. Parce qu’on se demande comment Alejandro Jodorowsky, 87 ans, s’est sortie de sa campagne de crowdfunding qui promettait des billets de poésie à ceux qui l’ont aidé à boucler le financement de Poésie sans fin, présenté à la Quinzaine.
  39. Parce qu’on se demande ce que Jim Jarmuch et Iggy Pop ont fait du documentaire Gimme Danger, hors compétition.
  40. Parce qu’Iggy Pop viendra en personne présenter le film et que Thierry Frémaux a promis de laisser l’Iguane faire ce qu’il veut sur la scène du Grand théâtre Lumière.
  41. Parce que Steven Spielberg est à Cannes avec son adaptation du Bon Gros géant de Roald Dahl, hors compétition.
  42. Parce que son plus fidèle disciple, Jeff Nichols, présente de son côté Loving en compétition, quelques mois seulement après la sortie de Midnight Special.
  43. Parce que l’acteur Grégoire Leprince-Ringuet présente son premier film en tant que réalisateur, La Forêt de Quinconce, qu’il a choisi de tourner en vers (et contre tous, on imagine).
  44. Parce que Cannes permet de remettre à jour ses infos people : qui est au bras de qui, qui se jette au cou de qui ?
  45. Parce que Canal ne sera pas là, ou si peu, et qu’il y a donc une place (médiatique) à prendre pour les autres chaînes.
  46. Parce qu’On n’est pas (prêt d’être) couché le 21 mai. L’équipe de Ruquier, sur France 2, promet de faire la fête toute la nuit, même si l’émission est enregistrée le 18 mai et diffusée en différé.
  47. Parce qu’en matière de fêtes, la Villa Schweppes a démontré son savoir-faire ici et ailleurs, par le passé, au présent et dans l’avenir.
  48. Parce qu’Albane Cleret est la concurrente la plus sérieuse : son Club by Albane, sur le Rooftop de l’hôtel Marriott, accueille la plupart des fêtes de films -le summum des soirées cannoises.
  49. Parce que Kristen Stewart joue dans le Woody Allen et le Assayas en Sélection officielle. Comme Soko figure dans deux films du Certain regard, on se demande si elles monteront les marches ensemble ou séparément ?
  50. Parce qu’on n’attend pas que des couples mais aussi des familles au pied des marches : Vanessa Paradis est dans le jury de la compétition et sa fille Lily-Rose Depp au Certain regard.
  51. Parce que La Danseuse de Stéphanie Di Giusto, au Certain regard, est assurément un film de danse mais aussi un drame, vu le destin tragique de Loïe Fuller, qu’incarne Soko ou celui d’Isadora Duncan, jouée par la toute jeune Lily-Rose Depp.
  52. Parce que Jean-Pierre Léaud, né artistiquement à Cannes en 1959 avec Les Quatre Cents coups, revient 57 ans plus tard pour recevoir une Palme d’honneur. Un peu plus tôt, il aura joué un roi de France pour La Mort de Louis XIV du réalisateur espagnol Albert Serra, hors compétition.
  53. Parce qu’à 86 ans, Paul Vecchiali égrenne ses conquêtes féminines comme autant de souvenirs dans Les cancres, également hors compétition. Elles sont interprétées entre autres par Annie Cordy, Françoise Arnoul, Françoise Lebrun ou Catherine Deneuve.
  54. Parce qu’il y a aussi de tout jeunes réalisateurs en compétition, l’Allemande Marian Ade ou le Brésilien Kleber Mendoça Filho, et qu’on attend avec impatience de voir pourquoi leurs films, parmi les plus longs de la sélection, ont été retenus.
  55. Parce que la France compte quatre réalisateurs et une bonne douzaine de premiers rôles français et qu’on attend forcément certains d’entre eux au palmarès.
  56. Parce que la section Un certain regard, sans cinéastes consacrés, sera sans doute le lieu des découvertes et des propositions les plus étonnantes.
  57. Parce que Virginie Efira n’en finit pas de trouver des hommes à sa hauteur : Laurent Lafitte dans Elle de Verhoeven en compétition et Vincent Lacoste (oui le petit beau gosse qui monte) dans Victoria de Justin Triet à la Semaine de la critique.
  58. Parce que Gérard Depardieu est à la Quinzaine cette année avec un film sur le rap du réalisateur de Rengaine, Rachid Djaidani.
  59. Parce que Solveig Anspach, décédée l’été dernier, ne sera pas là pour présenter son dernier long-métrage de fiction, L’Effet aquatique, à la Quinzaine, l’endroit même où elle avait présenté son tout premier en 1999, Haut les coeurs.
  60. Parce que même si Aki Kaurismaki, retenu sur son prochain film, ne vient pas en personne recevoir son Carosse d’or, il est probable qu’il enverra un mot, et peut-être une vidéo.
  61. Parce que la Quinzaine promet des larmes (et de vrais méchants) dans ses films et c’est son délégué Edouard Waintrop qui l’a promis
  62. Parce que la Semaine de la critique promet du rire dans ses films, c’est son délégué Charles Tesson qui l’a dit
  63. Parce que le résumé de Myomano shel tzalam hatonot, moyen métrage de l’Israëlien Nadav Lapid : « Y. un photographe de mariages, épouse une mariée, en tue une autre, et rentre chez lui., à la Semaine, nous fait rire sans même l’avoir vu.
  64. Parce que plus gore sera la chute, la Semaine vous le promet Grave ! C’est le titre d’un premier film franco-belge signé Julia Ducournau. Son héroïne s’appelle Justine et son bizutage l’oblige à manger de la viande crue, elle qui vient d’une famille « de vétérinaires et de végétariens ». Forcément, ça va dégénérer.
  65. Parce que la Semaine promet, en clôture, les premiers courts métrages d’une belle brochette d’actrices : Sandrine Kiberlain, Laetitia Casta et Chloë Sévigny. Avec une histoire de chat, l’héroïne du Kids de Larry Clark et de Brown Bunny de Vincent Gallo va faire grimper la température sur la Croisette.
  66. Parce que trois dessins animés sont programmés au Certain regard, à la Quinzaine et à l’Acid et que ce ne sont pas des blockbusters d’animation, comme Angry Bird, présent à Cannes pour faire sa promo avant sa sortie ce mercredi.
  67. Parce qu’à l’Acid, on adore déjà Willy 1er, premier film d’un quatuor de jeunes réalisateurs sur un type qui se trouve juste être le premier de deux Willy, manutentionnaires dans un supermarché de Normandie.
  68. Parce que ce type est incarné par Daniel Vannet, acteur touchant récompensé l’an dernier au festival de Clermont-Ferrand, alors qu’il était au chômage, alcoolique et illettré il y a encore deux ans.
  69. Parce que les questions de société ne sont pas oubliées à Cannes et que François Ruffin viendra présenter Merci Patron dans la plus ultime des sections parallèles, le “off” du “off”, Visions sociales, à quelques kilomètres de la Croisette.