Festival de Cannes: «Café Society», un Woody Allen corsé à souhait en ouverture

FILMS Le réalisateur américain ouvre le festival avec une comédie savoureuse comme un espresso serré, fort en sentiments…

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié
— 
Kristen Stewart et Jesse Eiseinberg dans «Café Society» de Woody Allen.
Kristen Stewart et Jesse Eiseinberg dans «Café Society» de Woody Allen. — ravier Productions, Inc. - Sabrina Lantos/Mars Films

Café Society de Woody Allen fait l’effet du café du matin. Ce film, présenté en ouverture du Festival de Cannes, ce mercredi soir, donne petit coup de fouet aux neurones en les préparant à affronter le reste de la sélection.

Un scénario serré

Un Candide new-yorkais débarque à Hollywood dans l’espoir d’y faire son trou. Son oncle, agent de stars, l’introduit dans la jet-set et lui présente sa secrétaire craquante au possible. Il serait dommage d’en dire davantage, mais il est facile d’imaginer que les amours et les emmerdes seront au rendez-vous. Et pas qu’un peu.


Un casting équilibré

Mais comment fait Woody pour toujours tirer le meilleur de ses acteurs ? Si on déplore qu’il n’en fasse pas partie sur ce coup-là, le réalisateur a choisi dans le haut du pot. Kristen Stewart et Blake Lively rivalisent pour Jesse Eisenberg. Et Steve Carell, décidément sorti des comédies navrantes, émeut durablement.

Fort en sentiments

Fort en sentiments

Woody n’a pas rajouté de sucre à son mélange bien dosé. Il fait rire notamment avec un personnage de gangsters aux méthodes expéditives, mais fait aussi monter les larmes aux yeux. Le dénouement ferait fondre une cuillère en argent dans un mug en grosse porcelaine.

Café gourmand 

Le festival commence vraiment en beauté avec cet expresso corsé sans trop d’amertume. On s’est tellement régalé qu’on se verrait bien en reprendre une petite tasse. Juste pour la gourmandise.