«Mr Holmes»: Ian McKellen reconnaît que «Sherlock Homes est bien plus connu» que lui

LEGENDE Le comédien explique à «20 Minutes» comment il a conçu son interprétation du célèbre détective à l'automne de sa vie...

Caroline Vié

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Ian McKellen dans Mr. Holmes de Bill Condon
Ian McKellen dans Mr. Holmes de Bill Condon — Arp Sélection

Sir Ian McKellen a été le Gandalf de Tolkien et le Magneto des X-Men avant de se glisser dans la peau d’un autre personnage mythique. Dans Mr. Holmes de Bill Condon, il incarne un Sherlock Holmes vieillissant qui combat ses pertes de mémoire pour essayer de résoudre une vieille affaire qui le hante. Si le comédien de 76 ans incarne une version diminuée du célèbre détective créé par Arthur Conan Doyle, il fait montre d’une prestance de jeune homme quand il se confie à 20 Minutes

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Une gloire internationale

« Holmes est bien plus connu que moi, plaisante l’acteur. C’est une bonne chose car cela provoque la curiosité de spectateur et un vrai souci car chacun à sa propre conception du personnage. Certaines personnes pensent même qu'il a vraiment existé. » Bien qu’il soit un habitué des héros connus, Ian McKellen s’est senti intimidé par le détective. « Je savais que la notoriété d’Holmes allait permettre au film d’être distribué dans le monde entier et qu’on m’attendrait au tournant.»

Une performance au double visage

A en croire le comédien, transformer cet intellectuel à l’esprit aiguisé en vieillard chenu n’était pas une mince affaire. « Ce qui est intéressant, c’est que le rôle est double puisqu’on voit aussi Homes plus jeune dans des flash-back : j’ai pu jouer sur l’effet de comparaison entre les deux périodes de sa vie », précise l’acteur. Elégant et raffiné quand il mène l’enquête qui a changé sa vie, l’homme apparaît fragile dans son âge plus mûr et son regard perdu hante durablement le spectateur.

 

L’importance du corps

« J’ai beaucoup joué sur sa posture, explique Ian McKellen. C’est quelque chose que j’ai appris sur les planches. Au théâtre, le spectateur voit davantage votre corps que votre visage alors que c’est souvent l’inverse au cinéma où les gros plans sont nombreux. » On souffre pour le vieillard quand il peine à se déplacer ou à se lever de son fauteuil tant le comédien fait passer sa douleur physique dans les actes quotidiens. « Je me suis inspiré de personnes âgées que j’ai connues pour le faire bouger de façon crédible. »

Et maintenant, il va donner l’heure

Le plaisir de jouer est intact chez Sir Ian qui adore multiplier les expériences nouvelles. «Je crois qu’Holmes a été incarné par près de 130 acteurs et mon boulot était d’en offrir une version différente. Certains acteurs se plaisent à faire toujours la même chose mais ce n’est pas mon cas», confie-t-il. La preuve: il  jouera bientôt l’horloge Big Ben dans une version en prises de vues réelles de La Belle et la Bête des studios Disney.