Festival de Cannes: Kirsten Dunst, Mads Mikkelsen et Vanessa Paradis dans le jury

CINEMA Le jury du prochain Festival de Cannes, présidé par George Miller, est désormais connu...

Stéphane Leblanc

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Les jurés du Festival de Cannes : de g. à dr. de haut en bas : G. Miller, V. Golino, D. Sutherland, K. Shahabi, L. Nemes, V. Paradis, K. Dunst, M. Mikkelsen, A . Desplechin
Les jurés du Festival de Cannes : de g. à dr. de haut en bas : G. Miller, V. Golino, D. Sutherland, K. Shahabi, L. Nemes, V. Paradis, K. Dunst, M. Mikkelsen, A . Desplechin — Montage Festival de Cannes/ Warner / B. Kallos / B. Rheims / F.Durand Getty Images / K. Willardt

Quel est le point commun entre Arnaud Desplechin, Kirsten Dunst, Valeria Golino, Mads Mikkelsen, Laszlo Nemes, Vanessa Paradis, Katayoon Shahabi et Donald Sutherland ? Ils travaillent tous dans le cinéma ! certes. Mais surtout, ils rejoignent lejury dont George Miller assurera la présidence, lors du 69e  Festival de Cannes.

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Ses huit jurés, quatre hommes et quatre femmes, auront à départager les 21 films en compétition pour composer le palmarès qui sera annoncé le dimanche 22 mai. En détail, voici ce qui les a amenés jusqu'ici.

Kirsten Dunst, primée à Cannes pour « Melancholia »

Révélée à 11 ans dans Entretien avec un vampire de Neil Jordan pour lequel elle est nommée aux Golden Globes, on la voit ensuite dans Virgin Suicides de Sofia Coppola, les Spider-Man de Sam Raimi, Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry, Marie-Antoinette de Sofia Coppola, Sur la route de Walter Salles, Midnight Special de Jeff Nichols, et Melancholia de Lars von Trier pour lequel elle remporte le Prix d’interprétation à Cannes en 2011.

Nommée aux Golden Globes pour son rôle dans la série Fargo, diffusée sur FX, Kirsten Dunst sera bientôt à l’affiche de Woodshock de Kate et Laura Mulleavy.

Mads Mikkelsen, primé à Cannes pour « La Chasse »

Révélé au cinéma avec la trilogie Pusher de Nicolas Winding Refn, il s’impose au grand public interntional en méchant dans le James Bond Casino Royale (2006). La Chasse de Thomas Vinterberg, qui lui vaut le Prix d’interprétation masculine à Cannes en 2012.

On le revoit en compétition dans Michael Kohlhaas d’Arnaud des Pallières, en 2013. Il sera bientôt à l’affiche de Doctor Strange et Star Wars, Rogue One : A Star Wars Story.

Vanessa Paradis verra sa fille à l’affiche sur la Croisette

L'éternelle interprète de Joe le taxi poursuit ses deux carrières de chanteuse et d'actrice, enchaînant les albums, les concerts et les tournages. On l’a vue -et appréciée- dans Noce blanche de Jean-Claude Brisseau (1989), La Fille sur le pont de Patrice Leconte (1999) ou L’Arnacœur de Pascal Chaumeil (2010). En musique, elle a travaillé avec Serge Gainsbourg et Matthieu Chedid. Son dernier album, Love Songs, lui a valu une Victoire de la Musique en 2014. Sa fille sera présente en sélection officielle, dans La Danseuse de Stéphanie Di Giusto, mais dans la catégorie Un certain regard, pas en compétition.

L'actrice Valeria Golino a honoré Cannes de sa première réalisation 

Couronnée dès ses débuts par le Prix d’interprétation dans Storia d’amore de Francesco Maselli à Venise, sa carrière s’internationalise avec Rain Man de Barry Levinson (1988) ou Actrices de Valeria Bruni Tedeschi (2007). En 2013, elle réalise son premier film, Miele, présenté en sélection officielle au Certain regard – elle reçoit le Prix du Jury œcuménique. Elle vient à nouveau de remporter le Prix d’interprétation dans Par amour de Giuseppe M. Gaudino à Venise et travaille sur son prochain film en tant que réalisatrice.

Arnaud Desplechin, un habitué de la sélection officielle

Présent en compétition à Cannes dès son premier long-métrage, La Sentinelle, il tourne ensuite Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) et révèle toute une génération de comédiens. Catherine Deneuve a reçu le prix du 61e Festival de Cannes pour Un conte de Noël.

En février 2016, Trois souvenirs de ma jeunesse reçoit le César du Meilleur réalisateur. Arnaud Desplechin a récemment mis en scène Père d’August Strindberg au théâtre à la Comédie-Française.

László Nemes revient un an après « Le Fils de Saul »

Le réalisateur hongrois László Nemes s’intéresse au cinéma dès son plus jeune âge. Après des études d’histoire, de relations internationales et d’écriture, il travaille comme assistant notamment de Béla Tarr pour le film L’Homme de Londres. En 2015, son premier long-métrage Le Fils de Saul est présenté en compétition où il remporte le Grand Prix.

Aux Etats-Unis, il remporte le Golden Globe, puis l’Oscar du Meilleur film étranger.

Katayoon Shahabi, la seule inconnue du grand public

Ayant travaillé pour la Fondation du cinéma Farabi, Katayoon Shahabi crée en 1994 Sheherazad Media International (SMI), la plus importante société privée de distribution de films en Iran. En 2012, elle lance sa société Noori Pictures, permettant à Tales de Rakhshan Bani-Etemad (2014) et à Wednesday, May 9 (2015) d’être récompensés à Venise ainsi qu’à Nahid d’Ida Panahandeh d’être primé dans la catégorie Un certain regard à Cannes en 2015.

Donald Sutherland, la force de l’expérience

L'acteur canadien compte plus de 150 films à son actif, dont des classiques tels que Les Douze Salopards de Robert Aldrich, M*A*S*H* de Robert Altman (Palme d’or 1970), Des gens comme les autres de Robert Redford, 1900 de Bernardo Bertolucci, Klute d’Alan J. Pakula, Le Casanova de Federico Fellini, JFK d’Oliver Stone ou encore Orgueil et Préjugés de Joe Wright et le succès planétaire des Hunger Games où il incarne le président Snow. Il sera bientôt à l’affiche de Milton’s Secret et Measure of a Man.