«Green Room»: Quatre règles de bases pour un survival réussi

HORREUR Des skinheads résolus à exterminer un groupe punk se la jouent gore dans ce suspense emporté par Patrick Stewart…

Caroline Vié

— 

Patrick Stewart dabs The Green Room de Jeremy Saulnier
Patrick Stewart dabs The Green Room de Jeremy Saulnier — Broad Green pictures/ The Jokers

Skinheads contre punks, c’est la rencontre sanglante que propose Jeremy Saulnier. Après avoir suivi un justicier hirsute dans Blue Ruin (2013), le réalisateur se met au vert pour Green Room. Son nouveau film est un survival où des musicos affrontent des culs-terreux après avoir été témoins d’un meurtre. Saulnier a tout compris à ce genre particulier dont il décline soigneusement quatre figures imposées que 20 Minutes a répertoriées.

>> A lire aussi : «Blue Ruin», la vengeance dans la peau

Des petits jeunes bien sympathiques

On donnerait le Bon Dieu sans confession aux héros, n’étaient leurs blousons noirs et leur musique fort éloignée des orgues de Notre-Dame. Les « gentils » (parmi lesquels on reconnaît Anton Yelchin et la délicieuse Imogen Poots), il faut qu’on ait envie qu’ils s’en tirent alors qu’ils sont perdus dans un environnement hostile.

Des méchants vraiment pas gentils

Pour croquer ces doux agneaux, il faut un grand méchant loup. C’est Patrick Stewart, vu en professeur Xavier vieillissant dans les X-Men, qui s’y colle. Cet acteur shakespearien joue de toutes les nuances de sa voix d’or pour envoûter ses proies. Las, il est entouré de sbires crétins incapables de suivre ses ordres.

Un lieu angoissant

La « green room » est une pièce entre coulisse, loge et mini-salle de réception où les malheureux punk rockers sont acculés par leurs persécuteurs et leur chien pas sympa du tout. Le spectateur se sent vite pris au piège avec eux et se demande comment sortir et s’échapper sans se faire transformer en chair à saucisses.

Du gore bien saignant

Rien ne valent quelques mises à mort sympathiques pour montrer que les salauds ne plaisantent pas avant que les héros se décident à réagir tout aussi violemment. Il en résulte un beau festival de scènes entre rouge (le sang) et vert (la tonalité chromatique du film) qui ne déplairait pas à Valérie Damidot si elle a le cœur bien accroché !