«Everybody Wants Some»: Sans Internet ni mobile, à quoi s'occupaient les jeunes en 1980?

KIDS Les mœurs de la jeunesse au début des années 1980 sont passées au crible dans cette chronique rafraîchissante…

Caroline Vié
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La bande de potes de Everybody wants some de Richard Linklater
La bande de potes de Everybody wants some de Richard Linklater — Metropolitan

Les jeunes ont-ils beaucoup changé depuis 1980 ? Richard Linklater, réalisateur multi-récompensé pour la chronique Boyhood l’an passé, répond à cette question. Everybody wants some peut se traduire par « Tout le monde veut pécho » mais c’est aussi un titre de Van Halen. « Cette chanson exprime parfaitement le sens de l’humour et l’obsession pour le sexe des garçons de 18 ans », raconte à ce sujet le cinéaste.

Le titre donne le ton d'un film qui dresse le portrait d’une bande de potaches, le temps d’un week-end, juste avant d’entrer à l’université. Dans la lignée de son Génération rebelle (1993), le réalisateur démontre que certaines choses ont quand même bien changé en une poignée de décennies. 20 Minutes en a fait l’inventaire…


Il n’y a pas de réseaux sociaux

L’informatique n’en est qu’à ses balbutiements donc il n’y a pas de mails, de Facebook, de Snapchat ni de Twitter. Attention, on se prépare à un choc : ces jeunes n’ont pas Internet car ça n’existe pas. Ils sont obligés de s’écrire, de se téléphoner, voire de se rencontrer pour se parler… Ces temps étaient rudes.

Il y a des drogues et de l’alcool

Tout le monde sait bien que les jeunes d’aujourd’hui sont devenus raisonnables, ne boivent plus que de l’eau minérale sans bulle et un soda de temps en temps. Dans Everybody wants some, ils s’arsouillent comme des brutes et fument de l’herbe qui fait rire, ce qui les met très vite minables. Ces temps étaient fous.

Ils sortent pour jouer

Comme Internet n’a pas été inventé depuis tout à l’heure, les héros s’amusent avec ce qu’ils ont. Ils sortent dans des arcades ou des bars et ils fument des cigarettes en intérieur. Ils se livrent à des joutes au billard ou à Space Invaders, jeu vidéo de l’âge de pierre. Ils s’appellent d’une cabine car ils n’ont pas de téléphones portables. Incroyable, mais vrai !

Ils sont plutôt cultivés

Même l’une des stars de l’équipe de base-ball cite des vers à sa promise pour la draguer. Tous ne sont pas aussi subtils que lui, mais il faut reconnaître que ça en jette et que ça marche plutôt bien. En ces temps reculés, le langage texto n’en était même pas à ses prémices. Fallait citer des auteurs connus pour espérer serrer.

Ils couchent (parfois)

En fait, ce qui a surtout changé, ce sont les préoccupations des héros. Si aujourd’hui, les étudiants ne pensent qu’à leurs livres (pardon, leurs écrans !), les irresponsables des années 1980 cherchaient principalement à tremper leur biscuit tout en écoutant très fort de l’excellente musique. Heureusement que les mœurs ont évolué !