Toute une faune d'animaux animés vole la vedette à «Robinson Crusoé»

ANIMATION Dans ces aventures animées, le naufragé croise toute sorte de bestioles craquantes qui deviennent ses amies...

Caroline Vié

— 

Les animaux héros de Robinson Crusoe de Vincent Kesteloot
Les animaux héros de Robinson Crusoe de Vincent Kesteloot — StudioCanal

On croyait tout savoir sur Robinson Crusoé, le naufragé créé par Daniel Defoe en 1719. Vincent Kesteloot et son complice, le producteur  Ben Stassen, dépoussièrent la légende avec ce film d’animation bien mené. L’idée finaude du duo est de montrer les aventures du malheureux marin par les yeux des animaux qu’il dérange sur l’île déserte où il s’est échoué. « Nous avions conscience que la majorité du public connaissait les grandes lignes de l’histoire, nous avons donc joué avec cette proximité », déclare le réalisateur.

Des animaux parlants mais pas humanoïdes

Si les bestioles du film sont douées de la parole, elles ne sont pas humaines pour autant. Les auteurs ont souhaité éviter l’anthropomorphisme pour que Robinson Crusoé conserve sa principale caractéristique : son isolement dans un monde hostile. « Si des animaux habillés et dressés sur leurs pattes de derrière l’avaient invité à dîner, on aurait perdu l’un des éléments principaux de l’histoire, » précise Kesteloot.

Entre cartoon et réalisme

Il n’était pas pour autant question de filmer un documentaire animé sur la faune de l’île. « Les animateurs ont dû trouver l’équilibre entre une approche naturaliste des mouvements de chaque espèce et une touche plus humoristique ou émotionnelle », insiste le réalisateur. Le perroquet qui rêve de découvrir des mondes nouveaux et qui est le seul à considérer toute de suite l’homme comme un ami illustre bien ce cocktail.

Drôles de bêtes

Si chien, bouc et surtout chats sont fortement représentés, les créateurs se sont aussi attachés à faire apparaître des créatures plus exotiques telles que Rosie le tapir à l’impressionnant popotin et Pango le pangolin à la carapace incroyablement souple. « Tous les animaux parlent le même langage. Ce choix a eu des conséquences sur le design des personnages mais il a permis d’élargir notre bestiaire », précise le cinéaste.

Le pangolin, le bouc et le tapir de Robinson Crusoé
Le pangolin, le bouc et le tapir de Robinson Crusoé - StudioCanal

Une collaboration entre espèces

La solidarité est le maître mot de cette nouvelle version d’un classique indémodable. D’abord effrayés par celui qu’ils surnomment le « monstre des mers », les animaux finissent par l’aider à survivre et à affronter des félins affamés et des pirates aussi crétins que cupides. Voilà un film qui pourrait bien donner des envies de croquer des fruits gorgés de soleil en écoutant la chanson que Marina Kaye a composée pour le générique de fin.