Les nonnes de «La passion d’Augustine» chantent juste

MUSIQUE Film québécois sur des nonnes passionnées par la musique, « La passion d’Augustine » est une excellente surprise…

Caroline Vié

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La passion d'Augustine de Léa Pool
La passion d'Augustine de Léa Pool — KMBO

Entre Les innocentes d’Anne Fontaine et Sister Act (1992) avec Whoopi Goldberg,La passion d’Augustine de Léa Pool trouve sa place. Dans les années 1960, au Québec, un couvent est menacé de fermeture tandis que la mère supérieure, mélomane passionnée, fait gagner à ses élèves de nombreux prix de musique classique. Le pitch n’est pas forcément sexy et pourtant, ce film joyeux est une excellente surprise. 20 Minutes explique pourquoi…

La mère supérieure est chouette

Mère Augustine est cool malgré ses responsabilités. Il suffit que sa passion pour la musique la saisisse pour que son visage s’adoucisse. Céline Bonnier émeut dans le rôle de cette femme forte qui craint de perdre sa raison de vivre.

« Souvent, les nonnes entraient en religion car elles n’avaient pas envie de se couler dans le moule de la femme au foyer, explique Léa Pool. Elles avaient même parfois des idées progressistes. »

Un chœur de femmes touchant et drôle

Léa Pool parvient à faire exister chaque personnalité au gré de son scénario. Ces femmes, qui ont toutes des parcours et des âges différents, forment un bel ensemble dont émergent de fortes personnalités qui ne manquent pas d’humour.

« La plupart des rôles adultes sont tenus par des actrices aux visages assez singuliers dont j’étais sûre du talent, précise Léa Pool. En peu de mots et de temps à l’écran, elles réussissent à exprimer une sensibilité, à être reconnaissables. »

La musique est bonne

La bande-son réunissant notamment Bach, Purcell et Schubert est une pure merveille qui met le cœur en liesse. Quand les jeunes filles cirent le parquet en rythme ou revisitent des morceaux façon jazz, le spectateur se laisse emporter par leur vitalité.

« Ce n’est pas du tout un film sur la religion, mais sur la spiritualité́ qui s’exprime par la musique, souligne la réalisatrice. Et aussi par le sens de la solidarité́ de cette communauté́ qui se tient les coudes et défend ce qui lui tient à cœur. »