«13 hours»: Michael Bay, fidèle à lui même quand il raconte une histoire vraie

BABOUM Le créateur de « Transformers » s’inspire de faits guerriers survenus en 2012 pour réaliser un film en tous points fidèle à son cinéma d’action…

Caroline Vié

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David Denman, Dominic Fumusa, John Krasinski, Pablo Schreiber dans 13 Hours de Michael Bay
David Denman, Dominic Fumusa, John Krasinski, Pablo Schreiber dans 13 Hours de Michael Bay — Paramount

Dans le fort efficace 13 Hours, Michael Bay ne rigole pas. Le réalisateur de  The Island (2005) ou Armageddon (1998), qui avait déjà surpris avec la comédie sombre No Pain and No gain (2013), montre une nouvelle facette de ses capacités en revenant sur des faits réels qui se sont déroulés pendant treize heures de folie le 11 septembre 2012 à Benghazi (Lybie). Il entraîne une poignée d’acteurs peu connus dans ce suspense guerrier inspiré des hauts-faits de six soldats américains dont l’ambassadeur est enlevé par des terroristes. Ce cachet d’authenticité n’empêche pas le réalisateur d’apposer sa patte sur l’ensemble. 20 Minutes explique comment la reconnaître.

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Ses héros n’ont pas froid aux yeux

Comme ceux dePearl Harbor (2001), les soldats du film sont prêts à se sacrifier pour l’honneur de leur pays même si cela veut dire qu’ils laisseront des veuves et des orphelins à la maison. 13 Hours est un film d’hommes qui parlent gonzesses et sortent des blagues débiles avant de partir au combat.

Il y a une vraie blonde

Pas de films de Michael Bay sans une blonde ! Le cinéaste qui révéla Megan Fox dans la franchiseTransformers ne saurait priver les spectateurs d’une occasion de se rincer les yeux. Il s’agit en l’occurence de la Française  Alexia Barlier, vue dans la série Falco, ici en agent de la CIA dépassée parce que quand même, les minettes, ce ne sont pas tout à fait de vraies guerrières… Du moins dans les films de Michael Bay.

Un montage ultra rapide

C’est la marque de fabrique du bon Michael : dès qu’un plan de combat dure plus de dix secondes, il a peur qu’on s’ennuie. Cela présente un avantage (le spectateur a l’impression d’être au cœur des combats, un vrai bordel où l’on ne sait plus qui est qui, ce qui devait correspondre à la réalité) et un inconvénient (un peu mal au cœur et bobo la tête à la longue).

Il y a des drapeaux américains (beaucoup)

Le patriotisme, ça le travaille notre Michael. Et il a la possibilité d’y aller à fond parce qu’il parle de personnages bien réels et pas de héros fictifs comme Bruce Willis dans Armageddon. Les étendards sont donc à l’honneur et brûlent même au ralenti pour un effet lacrymal maximal. Comme quoi, on peut ne pas avoir froid aux yeux et quand même verser sa larmichette au cinéma.