Pourquoi on peut dire que «10 Cloverfield Lane», c'est du J.J. Abrams tout craché

THRILLER Une jeune femme séquestrée par un adepte de la survie vit une aventure terrible dans ce thriller intrigant produit par le réalisateur de «Star Wars 7»...

Caroline Vié
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John Gallagher, Mary Elizabeth Winstead et John Goodman dans 10 Cloverfield Lane
John Gallagher, Mary Elizabeth Winstead et John Goodman dans 10 Cloverfield Lane — Paramount

L’héroïne de 10 Cloverfield Lane ne sait pas si elle serait plus en sécurité dehors ou dedans. Après un accident de voiture, elle se réveille enfermée dans un bunker par un adepte des théories de la conspiration qui lui assure qu’une attaque chimique a éradiqué toute vie sur terre. Un jeune voisin qui partage sa captivité peine à l’aider à faire son choix entre évasion et sécurité…

S’il n’a pas signé lui-même le premier long-métrage de Dan Trachtenberg, on reconnaît l’influence du producteur J.J. Abrams dans ce thriller malin. 20 Minutes explique pourquoi. Sans rien spoiler…

L’Amérique profonde

Comme dans Super 8 (2011), le film plonge au cœur de l’Amérique profonde et non dans une grande ville, ce qui renforce l’impression de solitude de l’héroïne et du spectateur. La maison de l’agité du bocal incarné par John Goodman est une ferme totalement isolée où personne ne peut entendre crier.

La paranoïa comme héroïne

Comme dans la série Lost dont Abrams donna le ton, notamment en réalisant le pilote, la paranoïa est un protagoniste à part entière qui flirte avec le surnaturel sans que le spectateur sache ce qui est réel ou ce qui est l’invention d’un esprit dérangé. Les nombreux rebondissements du scénario sont dignes de cette série culte.

La science-fiction au tournant

L’Apocalypse est un thème qui passionne Abrams. Que ce soit dans sa production Cloverfield (2008) ou dans Super 8, la menace extraterrestre fascine le cinéaste. Ce fan de SF a aussi redynamisé le genre avec Star Trek : Into Darkness (2013). Même si, ici, on ne sait pas si elle est réelle ou inventée.

Une héroïne forte

La jeune styliste jouée par Mary Elizabeth Winstead cache une énergie et un sens de la survie remarquable sous une fragilité apparente. Comme Rey dans Star Wars - Le réveil de le force, elle retrouve vite du poil de la bête en cas de nécessité. Son ingéniosité est l’un des moteurs du film face un compagnon de captivité plutôt mollasson (John Gallagher).

Un vrai film de geek

J.J. Abrams est un geek assumé qui a revisité des classiques comme Mission : Impossible, Star Wars ou Star Trek10 Cloverfield Lane (dont l’histoire, malgré le titre n’a aucun rapport avec Cloverfield) fleure bon les références à la culture populaire tant des activités ludiques des héros (jeux de sociétés, visionnage de séries B) que dans l’atmosphère fantastique qui nimbe l’ensemble.