Shailene Woodley: «Mes fans me suivent en dehors de "Divergente", nous grandissons ensemble»

INTERVIEW La jeune femme, que « 20Minutes » a rencontrée à Los Angeles, évoque son rôle de guerrière courageuse inspirée des best-sellers de Veronica Roth…

De notre envoyée spéciale à Hollywood, Caroline Vié

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Shailene Woodley dans Divergente 3: Au delà du mur
Shailene Woodley dans Divergente 3: Au delà du mur — SND

Tris et Quatre font le mur dans le troisième épisode de la saga Divergente. Les deux héros intrépides vont s’évader et découvrir un monde surprenant dans Au-delà du mur de Robert Schwentke qui va permettre à leurs personnages d’évoluer… Shailene Woodley, 24 ans, reprend le rôle de la guerrière intrépide créée par Veronica Roth.

C’est à Los Angeles qu’elle se confie à 20 Minutes sur sa vie de jeune star et sur la franchise dont elle va bientôt débuter le tournage du dernier opus…

Vous avez grandi avec Tris, en quoi vous ressemble-t-elle ?

Elle est déterminée et révoltée par tout ce qu’est injuste comme je peux l’être parfois. Comme moi, elle a un caractère plutôt entier ce qui fait qu’il lui arrive de faire des bêtises, mais elle est capable de reconnaître ses erreurs.

Connaissiez-vous la fin de l’histoire quand vous avez tourné le premier film en 2014 ?

Non car Veronica Roth n’avait pas fini de l’écrire et qu’elle ne m’a rien racontée ! Cela m’a plutôt aidée de découvrir ce qu’elle allait devenir au fur et à mesure de l’histoire. Cela me donnait l’impression de vivre davantage sa propre vie.

Pensez-vous que Veronica Roth a fait évoluer le personnage après vous avoir connue ?

Elle m’a confié qu’elle trouvait fascinant de pouvoir mettre des visages sur des héros qu’elle avait inventés. Nous avons sans doute fini par avoir une influence sur son écriture alors que nous avons été choisis parce que nous leur ressemblions au départ.

Est-il indispensable pour une jeune actrice américaine de participer à une saga comme celle-ci ?

Indispensable, je ne sais pas, mais il est certain que cela m’a ouvert des portes et offert une certaine stabilité. C’est épatant de retrouver ses partenaires d’une année sur l’autre, tout en gardant du temps pour faire autre chose entre chaque opus.

Comment expliquez-vous la popularité de ces films mettant en scène des guerrières ?

Les femmes ont évolué et elles ont envie de s’identifier à des modèles plus excitants que les potiches d’autrefois. Quand les financiers ont vu que ce filon était rentable, ils l’ont exploitée ce qui a été pain béni pour une fille comme moi.

Cela a-t-il changé la donne pour les femmes à Hollywood ?

Aujourd’hui, cette mode permet à des comédiennes d’acquérir un certain pouvoir et de financer des films indépendants sur leur seul nom. Je suis fière de dire qu’une partie de mes fans suit mes projets en dehors de Divergente. Nous grandissons ensemble.

Vous sentez-vous une responsabilité vis-à-vis de vos fans quand vous choisissez un rôle ?

Je ne peux pas me permettre de raisonner ainsi. Cela me limiterait trop car je fonctionne à l’instinct. Mon seul devoir à leur égard est de tourner des films de qualité comme Snowden d’Oliver Stone. Ses anecdotes sur les années 1970-1980 sont irrésistibles.

Vous auriez aimé travailler à cette époque ?

Le principal avantage était qu’on ne se faisait pas traquer sur les réseaux sociaux. Pour ma part, j’ai réglé le problème en ne les fréquentant pas et en me fichant de ce qui y est publié à mon sujet…