Idris Elba chassera Matthew McConaughey dans l'adaptation de «La Tour sombre»

CULTURE La saga de Stephen King sortira au cinéma en janvier 2017...

Philippe Berry

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Photomontage des acteurs Idris Elba (dans «Luther») et Matthew McConaughey (dans «MUD»).
Photomontage des acteurs Idris Elba (dans «Luther») et Matthew McConaughey (dans «MUD»). — 20 MINUTES / BBC / LIONSGATE

Papapapapapa, plus de trente ans que les fans attendaient ça. Après des projets avortés au cinéma et à la télévision, l’adaptation de La Tour sombre de Stephen King décolle enfin. Ça sera finalement sur grand écran, avec Idris Elba dans les bottes du gunslinger Roland Deschain, et l’accent texan de Matthew McConaughey sous la capuche de l’homme en noir. L’attente ne sera pas trop longue : la production a commencé, pour une sortie prévue le 13 janvier 2017.

La dream team est complétée par le réalisateur danois Nikolaj Arcel, qui s’était illustré avec le très bon film historique Royal Affair, et par Akiva Goldsman, scénariste oscarisé pour Un homme d’exception. Le choix de Goldsman peut faire peur (le scénario de I, Robot, c’était lui), mais on lui doit aussi les meilleurs épisodes de la série Fringe.

Un film, pour commencer

Stephen King himself a annoncé la bonne nouvelle sur Twitter, reprenant la première phrase de son œuvre. « The man in black fled across the desert and the gunslinger followed » (« L’homme en noir fuit à travers le désert et le pistolero le suivit. »

Œuvre tentaculaire de King, la Tour sombre est un road-trip baroque, qui mélange la fantaisie urbaine et le western sous acide. Dans un univers parallèle qui conserve des vestiges de notre monde, un cow-boy solitaire poursuit sans relâche un ennemi mystérieux. Parce que les aventures s’étirent sur huit tomes, une série télé semblait plus adaptée. Mais Sony, qui a repris le projet, commence finalement par un film. Dans une interview à Entertainment Weekly, King précise que le film n’adaptera pas le premier tome. Il commencera « au milieu de l’histoire » et se déroulera principalement à notre époque, dans le monde moderne, ce qui suggère le second. Auquel cas, on réclame l’acteur Aaron Paul (Breaking Bad), pour le rôle du junkie Eddie.

Selon le magazine américain, Sony envisage d’en faire une franchise. En cas de succès, l’idée originale de Ron Howard de proposer une série en marge des films (potentiellement pour la partie en flash-back) pourrait être à nouveau explorée.

Un héro « blanc ou noir ne fait aucune différence »

Dans le livre, le physique du héros s’inspire clairement d’un jeune Clint Eastwood : grand, le visage émacié et les yeux gris-bleu. Mais le choix d’Idris Elba ne fait même pas débat. L’acteur de The Wire possède le critère le plus important : le charisme. « C’est presque un personnage de Sergio Leone, comme l’homme sans nom. Il peut être blanc ou noir, cela ne fait aucune différence », note encore King. Une ouverture d’esprit dont pourrait s’inspirer l’auteur du dernier tome de James Bond, Anthony Horowitz, qui jugeait Elba « trop street » pour incarner l’espion britannique.

L’acteur, lui, s’amuse déjà. « Matthew McConaughey, tu as un nouveau follower », prévient-il sur Twitter. « Viens me chercher, j’ai hâte », répond l’intéressé. La chasse est lancée.