«The Artist»: Pas de plagiat et une condamnation pour procédure abusive

JUSTICE Le tribunal a relevé une « intention de nuire » de la part du scénariste français...

20 Minutes avec AFP
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Jean Dujardin et Bérénice Béjo dans «The Artist».
Jean Dujardin et Bérénice Béjo dans «The Artist». — Warner Bros. France

Le scénariste Christophe Valdenaire, qui accusait le film The Artist de plagiat, a semble-t-il tout perdu. Non seulement il a perdu son procès en contrefaçon qu’il intentait Michel Hazanavicius, mais a également été condamné jeudi par le tribunal de grande instance de Paris pour procédure abusive.

Il devra verser à ce titre au total 21.000 euros à diverses sociétés et 29.000 euros pour les frais de justice. Le tribunal a en outre ordonné la publication d’un communiqué judiciaire faisant état de sa condamnation pour procédure abusive sur son site internet et dans deux journaux, une fois le jugement devenu définitif.

Christophe Valdenaire réclamait plus de cinq millions d’euros de dommages et intérêts. Il avait écrit le scénario d’un long métrage, Timidity, la symphonie du Petit Homme, l’histoire, en 2507, d’un acteur qui suit les préceptes d’un livre pour venir à bout de sa timidité maladive. Le projet de film est en noir et blanc, et muet, comme The Artist.

« Une intention de nuire » selon les juges

Le film aux cinq Oscars, lui, raconte l’histoire à Hollywood entre 1927 et 1932 d’une star du cinéma muet qui rate le train du passage au cinéma parlant. Les deux oeuvres « n’ont aucune ressemblance autre que la correspondance d’idées non appropriables », a estimé la troisième chambre civile du TGI de Paris dans son jugement, consulté par l’AFP.

Les juges étrillent le « raisonnement vicié » de Christophe Valdenaire, construit sur un « postulat erroné sinon mensonger », qui fait « fi des différences globales formelles et conceptuelles évidentes » et « définit les caractéristiques de détail de son scénario par référence au film The Artist au prix de raccourcis trompeurs voire de présentations déloyales ».

Ils s’en prennent également à la médiatisation de ses accusations, « sans prudence ni mesure », « érigeant la contrefaçon alléguée en certitude ». Comportement qui traduit pour eux une « intention univoque de nuire » à laquelle vient s’ajouter une « légèreté blâmable » qui signe le caractère abusif de cette procédure.