«Pattaya»: Franck Gastambide livre les secrets de son «Very bad trip» à la française

RIGOLADE L’acteur-réalisateur des « Kaïra » explique comment il a conçu « Pattaya » et ses éléments les plus drôles…

Caroline Vié

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C'est peu dire que le nouveau délire de Franck Gastambide est attendu ce mercredi dans les salles. 

Fort du million de spectateurs de son précédent film, l'acteur et réalisateur des Kaira (2012) entraine cette fois ses potes dans la station balnéaire thaïlandaise de Pattaya où combats de nains, blagues scatos et délires généralisés sont au programme. Il donne à 20 Minutes les ingrédients d'une réussite basée sur l'irréverence, l'humour absurde et la complicité.

Une poignée d’amis complices

Franck Gastambie écrit pour ses potes et s’inspire de leur complicité à la ville pour la transposer à l’écran. Il ne fait pas de casting, puisant ses acteurs dans ses connaissances.

« Anouar Toubali est mon ami depuis des années et il s’avère qu’il est nain, ce que ne l’a jamais empêché de délirer avec nous. Il est le premier à en rire et à dire : "Viens me chercher, je n’atteins pas le digicode" quand il passe chez moi. Il a validé toutes les vannes le concernant et n’a rien d’un bouc émissaire dans le film. »

Une tête d’affiche complice

Si Gastambide s’est entouré de fidèles dont l’excellent Ramzy Bedia, il offre aussi un rôle irrésistible à Gad Elmaleh, méconnaissable en gourou entraînant des nains pour ces combats de boxe.

« Je lui ai fait faire ce pour quoi il est doué : se déguiser et délirer. Il est incroyable en bouddhiste à l’accent marocain qui se fait humilier par une épouse naine et qui vit avec un orang-outang. J’ai réécrit le personnage dès qu’il a accepté de l’incarner car je savais que Gad n’a pas froid aux yeux en termes d’humour. »

Des nains complices

Les matches de boxe thaïe entre nains jouent un rôle capital dans l’intrigue. Franck Gastambide s’est inspiré des films de Jean-Claude Van Damme pour ces combats.

« Ces acteurs thaïlandais sont, en fait, des footballeurs très populaires dans leur pays. Ils se sont éclatés à jouer les boxeurs même si, pour être franc, ils avaient parfois du mal à suivre ce que Gad Elmaleh faisait parce qu’il leur paraissait un peu extraterrestre. Tout cela était très bon enfant, bien que cela puisse paraître dur à l’écran. »

Un grand singe complice

Si Franck Gastambide ne fait pas passer de casting à ses comédiens, il n’en a pas été de même pour Nathalie, orang-outang femelle qui est l’une des vedettes du film. Il a écumé les zoos de Bangkok pour la trouver.

« J’ai commencé ma carrière en étant dresseur d’animaux pour le cinéma et ce métier me manque. C’est pour cela que les assurances ont accepté que je fasse jouer ce grand primate que je le prenne avec moi sur un scooter ce que je trouvais vraiment marrant. Je me suis attaché à Nathalie que je vais revoir en mars. »

Des excréments complices

Une scène particulièrement crade constitue l’une des moments les plus marquants de Pattaya. Sans entrer dans les détails, disons que les excréments y tiennent une part importante.

« J’aime provoquer des réactions chez le spectateur. Cette scène fonctionne très bien pour ça : on sait exactement à quel moment on va entendre les gens hurler ! J’ai voulu réaliser un Very Bad Trip à la française ancré dans la réalité de mes potes de Melun et ce type d’humour est le leur. Je n’ai pas cherché à faire une comédie bien élevée. »