«The Revenant»: Comment Will Poulter s'est «dépassé sous la direction d'Iñárritu»

EPREUVES Le jeune comédien décrit son expérience aux côtes de Tom Hardy et de Leonardo DiCaprio…

Caroline Vié

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Will Poulter dans The Revenant d'Alejandro González Iñárritu
Will Poulter dans The Revenant d'Alejandro González Iñárritu — 20th Century Fox

Will Poulter est encore sous le choc du tournage de The Revenant qui s’est étendu de septembre 2014 à avril 2015. Le comédien de 23 ans, remarqué dans Le monde de Narnia : l’Odyssée du Passeur d’aurore (2010) et dans Le Labyrinthe (2014), a connu une expérience fascinante qui l’a fait grandir professionnellement et humainement. « Quand j’ai signé pour ce film, je savais qu’Alejandro González Iñárritu allait nous faire vivre des choses extrêmes, mais je ne pouvais imaginer à quel point », avoue-t-il à 20 Minutes.

Quand la météo s’en mêle

Le jeune acteur incarne un trappeur contraint de suivre un compagnon violent interprété par Tom Hardy dans une aventure riche en épreuves. « Bien que les itinéraires émotionnels de nos personnages soient très différents, Tom, Leonardo DiCaprio et moi-même nous nous sentions très proches car nous partagions des épreuves similaires devant la caméra », se souvient-il. Tourné en pleine nature, The Revenant est très réaliste dans sa description de la vie de ces hommes rudes. « Je n’aurais jamais pensé que la météo pouvait avoir une telle influence sur mon ressenti. Alejandro savait que cela impacterait notre moral et enrichirait nos performances. »

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Entre contrôle et lâcher prise

Les plans-séquences brillants se succèdent au gré d’une histoire intense. « Alejandro règle sa mise en scène comme un ballet dont il faut suivre les mouvements, raconte Poulter, mais il vous laisse une grande liberté dans la façon d’exprimer vos émotions. » Entre contrôle et lâcher prise, le cinéaste a poussé ses comédiens au bout de leurs forces. « C’est ce que j’aurais appris grâce à lui : on a tous des limites et la possibilité de les dépasser si on est motivé, s’enthousiasme Will Poulter. J’ai mûri sous la direction d’Alejandro. Et quand je vois le résultat, je suis heureux de l’avoir suivi. » Le spectateur aussi.