«Un jour avec, un jour sans»: Hong Sang-soo révisite ses thèmes de prédilection

RENCONTRE Hong Sang-soo signe «Un jour avec, un jour sans», où il continue à explorer la Carte du Tendre avec délicatesse...

Caroline Vié

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Un jour avec, un jour sans de Hong Sang Soo.
Un jour avec, un jour sans de Hong Sang Soo. — Les Acacias

Hong Sang-soo a remporté le Lion d’or au Festival de Locarno pour Un jour avec, un jour sans, beau film ironique et délicat qui permet au réalisateur de creuser le sillon de ses thèmes favoris. La rencontre fortuite d’un cinéaste et d’une artiste y est racontée deux fois en un jeu d’amour et de hasards aussi subtil que réjouissant.

Les affres de la création

Cinéaste et peintre se rencontrent dans ce conte romantique. Le cinéaste a toujours aimé décrire les affaires sentimentales de réalisateurs et d’artistes. Le triple rôle d'actrice qu’incarne Isabelle Huppert dans In Another Country (2012) comme l’assistante d’un cinéaste raté dans La vierge mise à nue par ses prétendants (2000) donnent à penser qu’Hong Sang-soo cherche son inspiration dans ce qui lui est proche.

Un petit coup à boire

Dans les films d’Hong Sang-soo, on lève le coude et pas qu’un peu ! Le duo de Un jour avec, un jour sans n'est pas le dernier à la buvette et les scènes de beuveries sont légion dans sa filmographie. Comme les héros du Jour où le cochon est tombé dans le puits (son premier long en 1996), de Turning Gate (2002) ou ceux de Conte de cinéma (2005), un petit coup de soju, voire plusieurs, ne leur fait pas peur. In soju veritas.

L’amour, toujours l'amour

Il s’agit vraiment de la principale préoccupation de celui que d'aucuns surnomment le « Eric Rohmer coréen ». Les amoureux à la recherche de la femme qu’ils ont aimée dans La femme est l’avenir de l’homme (2004) ou les amants voyageant en paralllèle sur les lieux de leurs plus beaux souvenirs dans Le pouvoir de la province Kangwon (1998) -un récit déjà scindé en deux parties- en témoignent. Un jour avec, un jour sans le confirme