«La vache»: Bêbête à manger du foin

MEUH Cette comédie primée à l'Alpe d'Huez se veut un feel good movie sur la France actuelle...

Caroline Vié

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Fatsah Bouyahmed dans La Vache
Fatsah Bouyahmed dans La Vache — Pathé Distribution

Après Né quelque part (2013), Jamel Debbouze retrouve le réalisateur Mohamed Hamidi pour La Vache. Le comique coproduit cette comédie dans lequel il joue un petit rôle de cousin débrouillard, mais il laisse la vedette à Fatsah Bouyahmed. Ce dernier incarne, Fatah, un paysan algérien faisant Marseille-Paris à pied avec sa vache nommée Jacqueline dans l’espoir de la présenter au Salon de l’Agriculture. 20 Minutes donne trois raisons pour lesquelles ce feel good movie récompensé à l’Alpe d’Huez finit par donner des envies de steak haché…

Un air de déjà vu

Impossible de ne pas penser à La Vache et le Prisonnier (Henri Verneuil, 1959) qui repasse régulièrement à la télévision en version colorisée. Le prisonnier évadé joué par Fernandel et sa douce Marguerite tentent d’échapper aux Allemands en courant de vrais dangers ce qui rend leurs aventures autrement plus passionnantes.

Les acteurs en font des meules de foin

Le héros naïf mais donneur de leçon tape sur les nerfs en un temps record. Fatsah Bouyahmed, vu en réceptionniste dans Né quelque part, ferait passer Jim Carrey pour un acteur du théâtre No. Quant à Jamel Debbouzze et Lambert Wilson, ils sont en service minimum et auraient pu envoyer leurs performances par courriel.

Trop de bons sentiments tuent les bons sentiments

Fatah et Jacqueline ne croisent que des gens aidants, gentils, souriants… Pas l’ombre d’un raciste ou d’un escroc sur la route. Même les douaniers accueillent le duo avec le sourire. D’accord, c’est une fable mais quand même : l’abus de sucre fait grincer des dents. D’autant que l’absence de méchant diminue les enjeux du film.