«Zootopie»: Comment les studios Disney ont donné un caractère humain aux animaux du film

MENAGERIE Le nouveau film des studios Disney est un polar tordant autour d'animaux aux comportements humains...

Caroline Vié

— 

Nick et Judy, le deux héros de Zootopie
Nick et Judy, le deux héros de Zootopie — Walt Disney Studio

Dans Zootoopie, une lapine flic et un renard voyou sont contraints de faire équipe pour enquêter sur les disparitions de prédateurs dans une ville où les animaux ont des comportements humains.

>> A lire aussi : Pourquoi la scène culte des paresseux a été choisie pour la promo de «Zootopie»

Les réalisateurs Byron Howard et Rich Moore exposent à 20 Minutes leurs méthodes pour rendre crédible ce polar comique et animé…

Créer un monde proche du nôtre

Le spectateur se retrouve chez lui à Zootopie, mégapole semblable à une grande ville humaine sauf que le mobilier urbain est adapté aux différentes tailles de tous les animaux.

« C’était un plaisir de peaufiner chaque détail car il était indispensable que les personnages soient familiers aux spectateurs. On a joué sur les clichés correspondant à chaque animal - lapin craintif, renard fourbe - pour mieux les torpiller ensuite », explique Byron Howard.

Ancrer l’action dans un monde crédible et réaliste

Bison naturiste décomplexé, brebis secrétaire humiliée, rat mafieux ou guépard réceptionniste un brin précieux ressemblent à bien des gens qu’on a pu croiser…

« On ne s’est interdit aucun type de personnages pour que le film corresponde à notre époque. Il y a même une belette qui vend des DVD Disney pirates ! Notre seul critère de choix était ce qui nous faisait tous rire car John Lasseter, qui coproduit le film, nous a encouragés à pousser le bouchon le plus loin possible », insiste Rich Moore.

S'inspirer de la vraie vie des bêtes

Les créateurs se sont livrés à des recherches sur les véritables animaux et leurs comportements avant de les transformer pour le film.

« Notre modèle était Robin des Bois (1974) avec son renard dans le rôle-titre, mais nous nous sommes aussi inspirés du fait qu’il existe vraiment 90 % de proie pour 10 % de prédateurs dans le monde animal. Ce fait a été le point de départ de l’intrigue parce qu’il ne nous paraissait pas si différent de ce qu’on constate chez les humains », précise Bryon Howard.

Retrouver la logique du buddy-movie

Comme dans les polars type L’Arme fatale, tout sépare Judy la lapine et de Nick le renard. Pourtant, ils finiront par s’apprécier malgré l’adversité.

« Judy est une idéaliste. Elle estime vraiment qu’elle peut avoir un impact sur son environnement. Nick est un cynique, arnaqueur de profession. Tous deux ont souffert des préjugés associés à leur espèce et vont prouver qu’il faut dépasser les idées reçues et ne pas céder à la peur de l’autre », insiste Rich Moore.