«Amis publics»: Kev Adams veut se «montrer digne des fans qui ont grandi en même temps» que lui

COMEDIE Le comique de 24 ans révèle une facette plus sensible de sa personnalité dans «Amis publics»...

Caroline Vié

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Kev Adams dans Amis publics d'Edouard Pluvieux
Kev Adams dans Amis publics d'Edouard Pluvieux — La Belle Company

Kev Adams est une superstar. Il suffisait de voir l’accueil enthousiaste de ses fans à l’avant-première parisienne d’Amis Publics pour en être convaincu : on aurait dit qu’une rock star venait de pénétrer dans le cinéma des Champs-Elysées, tant les hurlements se sont faits intenses à son arrivée. Fort de ses plus de cinq millions de spectateurs pour Les nouvelles aventures d’Aladin (2015), l’acteur a décidé de changer de ton. Amis Publics, dirigés par Edouard Pluvieux, transfuge de la série Soda révèle une facette plus tendre du comique de 24 printemps. Il y incarne un jeune décidé à concrétiser le rêve de son petit frère atteint d’un cancer incurable. Kev Adams s’est confié à 20 Minutes

Pourquoi parler de la maladie ?

J’ai fait de nombreuses visites d’hôpitaux pour rencontrer des enfants malades. On ne sort pas indemne de cette expérience. Ce qui m’a le plus frappé, c’est qu’ils rêvent par-dessus tout d’être considérés comme des enfants ordinaires. C’est ce que je cherche à faire comprendre à travers cette comédie.

Amis publics a donc une véritable portée sociale ?

C’était ce que je souhaitais pour ce film qui compte beaucoup pour moi. Les héros braquent des banques de façon non violente pour aider des familles. Faire rire n’empêche pas de donner à réfléchir. J’aime l’idée de sensibiliser mes fans à toutes sortes de problèmes tout en leur communiquant des valeurs positives telles que le respect de la famille et l’amitié.

Vous vous sentez une responsabilité vis-à-vis de vos fans ?

Bien évidemment, d’autant plus que beaucoup sont très jeunes. En devenant connu, on sait qu’on sert de modèle et on ne peut pas prendre ça à la légère. C’est pour cela que je refuse de m’exprimer sur la politique ou la religion. Ces sujets ne m’intéressant pas, je ne me sens pas légitime pour les commenter.

Cette adulation vous a-t-elle déjà donné envie de perdre la tête ?

Bien sûr, je suis un être humain… mais quand je suis sur le point de déraper, de me conduire comme un crétin ou comme une star capricieuse, j’ai toujours un pote ou un autre pour se payer ma tête ou me signaler une tache sur mon beau costume, ce qui me calme vite fait.

Comment voyez-vous la suite de votre carrière ?

Je suis conscient que j’ai encore beaucoup à apprendre. C’est pour cela que bosser le spectacle Tout est possible avec Gad Elmaleh est un vrai cadeau. Je n’aurais jamais cru monter un jour sur scène avec mon idole. Ce qui est formidable c’est que j’apprends de lui, mais qu’il me dit que je lui apporte aussi beaucoup. Il est d’une humilité incroyable.

Amis Publics va-t-il vous permettre d’évoluer vers des rôles plus sérieux ?

J’ai le temps de voir venir, mais c’est vrai qu’une carrière comme celle de Robin Williams fait rêver même si je n’ai pas la prétention d’avoir son talent. Je ne me vois pas cantonné dans un seul registre. Mon succès me permet de développer des projets. Je vais essayer de me montrer digne des fans qui ont grandi en même temps que moi.