«Tout en haut du monde» : Rémi Chayé fait honneur au cinéma français d'animation

AVENTURE Après « Avril et le monde truqué » et « Phantom Boy », « Tout en haut du monde » est une nouvelle incursion française, originale et réussie, dans l’univers du dessin animé…

Caroline Vié

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Tout en haut du monde
Tout en haut du monde — Diaphana Distribution

En matière de dessins animés, la France n’a rien à envier aux studios américains ! Tout en haut de monde en est le plus récent exemple. Après des réussites comme Avril et le monde truqué et Phantom Boy, cette belle aventure réalisée par Rémi Chayé entraîne une jeune aristocrate russe de 1882 à la recherche du bateau de son grand-père disparu en pleine exploration du Grand Nord.

Garder le contrôle

Les tribulations glacées de cette gamines au milieu de redoutables marins enchantent immédiatement. « C'est macoscénariste Claire Paoletti rencontrée à l’école de La Poudrière, près de Valence (26), qui a eu l’idée du film avec Patricia Valeix mais il nous a fallu près de cinq ans pour trouver un financement », raconte le réalisateur. Rémi Chayé et son équipe ont de l’imagination à revendre mais ils n’ont pas les moyens des Américains. « Travailler avec un petit budget nous a permis de conserver un véritable contrôle sur le film ce qui était capital pour moi », précise-t-il

Réalisé en France

Le cinéaste a refusé de sous-traiter son film en Asie « non pas parce que les animateurs n’y sont pas capables, mais parce que je souhaitais avoir mes collaborateurs et collaboratrices sous la main. » Ce deuxième point était capital pour le réalisateur qui a souhaité la parité sur la production du film. La réussite est étonnante tant pour l’esthétique épurée de l’ensemble (qui évoque le travail de Tomm Moore dont Rémi Chayé fut l’assistant) que par le courage de son héroïne intrépide. « La France regorge d’excellents artistes qui ne demandent qu’à travailler », conclut le réalisateur. Il a su en tirer le meilleur parti.