«My French Fim Festival»: Nicolas Winding Refn met la France «à la pointe du progrès»

COCORICO Le réalisateur de « Drive » est le président de la sixième édition de My French Film Festival, festival en ligne destiné à promouvoir le cinéma français auprès du public étranger…

Caroline Vié

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Nicolas Winding Refn, son jury, Jean-Paul Salomé et Isabelle Giordano présentent My French Film Festival
Nicolas Winding Refn, son jury, Jean-Paul Salomé et Isabelle Giordano présentent My French Film Festival — Caroline Vié

Nicolas Winding Refn est le président du jury de la sixième édition de My French Film Festival, manifestation organisée par Unifrance qui permet à des spectateurs du monde entier de découvrir en ligne le meilleur de la production cinématographique française, jusqu’au 18 février prochain. Le réalisateur de Drive (2011) succède à Jean-Pierre Jeunet et Michel Gondry. Il se confie sur le cinéma français et sa mission à 20 Minutes.

Pourquoi avoir accepté d’être le président de ce jury ?

J’ai été emballé par le concept d’un festival en ligne. Après les frères Lumière qui ont inventé le cinéma, la France est décidément à la pointe du progrès ! Le net est l’avenir du 7e art car il permet que les films soient vus partout.

Vous ne préférez pas que les vôtres soient montrés sur grand écran ?

En tant que réalisateur, je pense à tous les formats quand je fais un film. Mes réalisations peuvent aussi bien être regardées dans une salle de cinéma que sur l’écran d’un smartphone. L’essentiel est qu’ils soient accessibles.

Vous ne craignez pas le piratage ?

Si on offre du chargement légal à un tarif raisonnable, les gens seront moins tentés de pirater. Je crois qu’une complicité peut s’instaurer entre les artistes et leur public. Les spectateurs seront prêts à payer pour voir les œuvres de cinéastes qu’ils apprécient.

Est-il plus facile de faire des films aujourd’hui ?

Cela n’a jamais été aussi simple ! Même un enfant peut y parvenir. C’est la distribution qui pose problème : la façon de se faire remarquer. David Bowie l’avait compris. Il savait que le talent ne suffit pas, car c’est une notion subjective. Il se mettait en scène de façon unique.

C’est ce que vous cherchez à faire avec votre carrière ?

Absolument. C’est pour cela que mon prochain film, The Neon Demon, ne sera accessible dans les salles américaines pendant trois semaines avant d’être achetable sur Amazon avec qui j’ai passé un accord en ce sens.

Avez-vous été surpris par les films français que vous avez vus ?

Le cinéma devient de plus en plus international. Seule la langue dans laquelle ils sont tournés peut permettre de connaître leur nationalité. Ce sont les auteurs qui sont différents et qui communiquent leur identité à leur œuvre.