«Chorus»: François Delisle, la nouvelle révélation du cinéma québécois

EMOTION Un couple face au deuil d'un enfant disparu et retrouvé mort: un drame traité avec force et délicatesse par François Delisle, la nouvelle révélation du cinéma québécois...

Caroline Vié
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Chorus de François Delisle
Chorus de François Delisle — Anouk Lessard/UFO

Après Xavier Dolan et Denis Villeneuve, François Delisle est la nouvelle grande révélation québécoise. Dans Chorus, un couple séparé après la disparition de son enfant se retrouve dix ans après quand un coup de fil de la police les réunit en leur apprenant ce qu’il est advenu de leur fils. Chacun a géré cette absence de son côté, à sa façon mais le temps est venu de confronter leur douleur ensemble et de faire enfin le deuil. 20 Minutes explique pourquoi cette œuvre forte est exceptionnelle.

Pas de pathos, que de l’émotion

Le réalisateur du Météore (2013) évite les effets lacrymaux. L’histoire est contée avec une sobriété admirable grâce aux compositions nuancées de grands comédiens : Sébastien Ricard, Fanny Mallette et la trop rare Geneviève Bujold. Tous se mettent au diapason d'une partition déchirante de délicatesse.



Un émerveillement pour les yeux et les oreilles

Cadrée dans un noir et blanc lumineux par Delisle lui-même, cette chronique d’une reconstruction bénéficie également d’une bande-son très riche où le rock trouve tout autant sa place que les chants religieux ou médiévaux. Le spectateur se laisse aisément emporter l'œil humide et le cœur en charpie.

Une poésie discrète

Bien que son thème du film puisse effrayer, Chorus joue une musique puissante dont l’écho hante durablement. On sort de la salle avec l’impression d’avoir découvert un auteur à part, un cinéaste sensible qui ne cède en rien aux tendances à la mode. François Delisle est un nom à retenir. Il est de la graine des grands cinéastes.