«Legend»: Tom Hardy dans la lignée des meilleurs jumeaux de cinéma

DUOS Tom Hardy se dédouble dans « Legend », polar brutal où l’acteur incarne des gangsters jumeaux…

Caroline Vié
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Tom Hardy dans son double rôle pour Legend de Brian Helgeland
Tom Hardy dans son double rôle pour Legend de Brian Helgeland — StudioCanal

Tom Hardy incarne le double rôle des frères Reggie et Ronnie Krays dans Legend de Brian Helgeland. Ces deux gangsters jumeaux ont semé la terreur à Londres avec leurs méthodes pour le moins expéditives. La performance de la star de Mad Max : Fury Road permet à « 20Minutes » de revenir sur les plus célèbres jumeaux du 7e Art…



Tom Hardy, deux fois plus réél

Ronald (1943-1995) et Reginald (1943-2000) Krays ont réellement existé et ont fini leurs jours, l’un à l’asile, l’autre en prison. Brian Helgeland parvient à les montrer ensemble en usant de la technique du split-screen (image partagée), d’une doublure (quand on en voit un de dos) ou de trucages numériques. L’illusion est parfaite : le spectateur croit vraiment que Tom Hardy s’est dédoublé.



Jeremy Irons, deux fois plus effrayant

Personne n’aimerait pas se mettre à dos les Frères Krays capables de faire passer leurs ennemis de vie à trépas si on les contrarie. Les frangins de Faux-semblants (David Cronenberg, 1988) ne sont pas plus rassurants. Gynécologues de leur état, ils sombrent dans la folie après être tombés amoureux de la même femme mais offrent à Jeremy Irons l’un de ses plus beaux rôles…



Jean-Claude Van Damme, deux fois énervé

Les jumeaux Krays n’y vont pas avec le dos de la cuillère quand il y a de la bagarre que ce soit dans un pub face à des rivaux ou une boîte de nuit où ils se tapent dessus entre eux. Dans Double Impact, (Sheldon Lettich, 1991) Jean-Claude Van Damme donne une double bonne leçon aux assassins de ses parents dans la peau d’un prof de karaté et de son franginet malfrat.



Pierre Richard, deux fois plus drôle

L’humour n’est pas vraiment au rendez-vous dans Legend. Mais les doubles ont parfois été nettement plus rigolos ! C’est notamment le cas pour Pierre Richard dans Le jumeau (Yves Robert, 1984) où il s’invente un frère pour séduire deux belles Américaines. Fernandel s’était aussi créé un frère pour Raphaël le tatoué (Christian-Jaque/Maurice Diamant-Berger, 1969)



Schwarzenegger et DeVito, deux fois moins comparables

On identifie facilement Ronnie (un brin efféminé et portant des lunettes) et Reggie (homme à femmes moins sanguin). Dans Jumeaux (Ivan Reitman, 1988), Arnold Schwarzenegger et Danny DeVito s’amusent en frères, nés d’une expérience génétique et qui n’ont aucun trait physique en commun.