«Gaz de France»: «Moi président...», 5 conseils de Philippe Katerine pour les prochaines élections

PRIMAIRES Philippe Katerine, qui joue un président de la République au plus bas dans les sondages, commente pour « 20 Minutes » les cinq solutions envisagées dans le film de Benoît Forgeard pour remonter sa cote de popularité…

Stéphane Leblanc
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Philippe Katerine joue un président de la République au plus bas dans les sondages dans le film «Gaz de France»
Philippe Katerine joue un président de la République au plus bas dans les sondages dans le film «Gaz de France» — SHELLAC

A l'aube des années 2020, c'est Philippe Katerine qui officie comme président de la République. Une sacré bonne idée pourrait on croire, que celle du film Gaz de France. Sauf que le président Bird est incompétent au delà de tout ce qu'on peut imaginer. « Ce président veut bien faire, sans cynisme aucun, et renvoie bien sûr à d’autres présidents », s’amuse le chanteur et comédien qui dit s’être « inspiré de [son] père » pour incarner ce personnage à la fois loufoque, rêveur et très vieille France.

Le script du film d’anticipation écrit par Benoît Forgeard et Emmanuel Lautréamont envisage un certain nombre de solutions pour redresser la cote de popularité du président. 20 Minutes a demandé à Philippe Katerine de commenter chacune d’elles… Ce qu’il fait avec beaucoup de fantaisie.

Première solution pour amorcer la reconquête : la musique

Dans Gaz de France, le président Bird termine toujours ses discours ou ses interventions par une chanson.



Pour Philippe Katerine, la musique, « c’est fondamental car c’est de la générosité ». Chanter aussi : « ça donne envie d’être ensemble ». Et puis il y a les danses traditionnelles : « Moi président, j’imposerais la tarentelle, le quadrille et la bourrée dans les écoles. »

Deuxième solution : l’autodérision

Le film manie l’autodérision, comme avec ce titre de journal titrant « Bird est cuit » en une au lendemain d’une nouvelle prestation désastreuse du président de la République à la télévision… « Si j’étais président je m’en servirais un peu moins que lui », souligne Philippe Katerine. Mais il faut bien que le film fasse rire. « Personnellement, j’apprécie les mea culpa de François Hollande, par exemple, même si ce n’est pas tout à fait de l’autodérision. »

Troisième solution : la fuite

Vous n’avez qu’à annoncer ma mort, suggère à un moment le président Bird. « Disparaître de son propre chef, sans mourir pour autant, j’ai un voisin en Vendée qui l’a fait. Et je comprends », estime Philippe Katerine.

Quatrième solution : l’amour

C’est un conseil de Français représentatifs convoqués dans les sous-sols de l’Elysée qui a cette idée : inciter le président Bird à déclarer qu’il est amoureux… « Moi président, je n’aurais jamais fait ça : c’est même ce qui me paraît le plus cynique, estime Philippe Katerine. Je tomberais amoureux, mais après je disparaîtrais. Je vivrais cette histoire à fond, mais dans le plus grand secret. »

Cinquième solution : déclarer la guerre aux banques

Et si la solution la plus radicale était aussi la plus efficace ? Déclarer la guerre aux banques est en tout cas l’ultime décision que va prendre, de manière totalement improvisée, le président Bird dans le film… Et en amorce de la bande annonce.



Dans la réalité, Philippe Katerine pourrait-il soutenir la même idée? « La solution est radicale en effet, mais la tentation est forte. La politique de la terre brulée, je crois que si j’étais président, je m’en servirais beaucoup. » Concrètement ? « Je nous verrais bien revenir à l’époque du troc… L’euro, tout ça, c’est quand même largement démodé… Mais je crois que mon programme s’arrêterait là. »