«Creed»: Comment Sylvester Stallone parvient à rendre la saga «Rocky» irrésistible

RING Sylvester Stallone est épatant, au même titre que Michael B. Jordan, dans ce nouvel opus de la saga culte...  

Caroline Vié

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Michael B. Jordan et Sylvester Stallone dans Creed
Michael B. Jordan et Sylvester Stallone dans Creed — Warner Bros

A 69 ans, Sylvester Stallone n’hésite plus à montrer ses rhumatismes et ses faiblesses. Dans Creed (L’héritage de Rocky Balboa) de Ryan Coogler, il incarne le boxeur qu’il a créé en 1976 pour la septième reprise. Epuisé, Rocky va retrouver goût à la vie et au sport en acceptant d’entraîner Andonis, le fils de son ancien rival Appolo Creed. Ce qui aurait pu n’être qu’une énième resucée de la saga culte se révèle un film épique et émouvant. 20 Minutes explique pourquoi.

Stallone est craquant

On l’aime Sly avec son air de cocker aux paupières tombantes. On craque quand il va se recueillir sur les tombes de sa femme ou de son vieux poteau ou quand, affaibli, il se laisse prendre en charge par son poulain. Il n’a pas volé le Golden Globe qu’il vient de recevoir.

Et Michael B. Jordan aussi

Cet acteur de 28 printemps était épatant dans Fruitvale Station (2013) où il était déjà dirigé par Ryan Coogler. Là, il incarne le fils d’un champion mort avant sa naissance et résolu à se faire un prénom. Son mélange de courage de hargne le rend attachant.

Les coups font mal

Ryan Coogler connaît son petit Rocky illustré sur le bout des gants de boxe. Il a dû voir et revoir les films avant de se mettre au boulot. Résultat : il filme à l’ancienne avec des plans longs où l’on sent les coups de poing atteindre leur cible. On se croirait sur le ring.

Les émotions affleurent

Ce n’est pas parce qu’on échange des gnons et qu’on se montre parfois soupe au lait qu’on a un cœur de pierre. Ces gros durs dissimulent des âmes tendres sous leur musculature et sont capables de respect et d’affection. Ils sont choux.

Les références arrivent quand il faut

Rocky, c’est un peu comme Star Wars. Le fan se sent chez lui et est bien content de retrouver les entraînements farfelus, les escaliers au sommet desquels trône la statue du boxeur et le thème musical du film pendant un grand match.

On y croit à 300 %

L’ensemble est brut de décoffrage et profondément sincère. L’humour ne se fait jamais au détriment des héros. L’histoire est contée au premier degré sans une once de mauvais esprit renouant avec le charme des grands succès des années 1970-1980.

On en veut davantage

Difficile de ne pas essuyer une larmichette quand commence le générique de fin. Et il est plus que probable d’avoir envie de crier « encore » tant l’ensemble dose à merveille grands sentiments et esprit de compétition. Ça tombe bien : une suite est déjà en chantier.