«Mistress America»: Noah Baumbach retrouve son égérie Greta Gerwig

COMPLICES Unis à la ville, le réalisateur américain et son actrice s'offrent une troisième collaboration témoignant de leur complicité...

Caroline Vié

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Greta Gerwing dans Mistress America
Greta Gerwing dans Mistress America — Twnetieth Century Fox

Après une brève infidélité pour le film While We’re Young (2015), Noah Baumbach retrouve sa muse, la magnétique Greta Gerwig pour Mistress America. Dans cette nouvelle comédie écrite à quatre mains, elle incarne une citadine délurée initiant sa future demi-sœur à la vie new-yorkaise. Entre délires festifs et huis clos un brin théâtral, les duettistes livrent une partition sur la famille, la trahison et la Grosse Pomme.

Une création bicéphale

La complicité du duo, uni à la ville, a commencé avec Greenberg (2010) et s’est consolidée avec Frances Ha (2014), magnifique portrait de femme et déclaration d’amour à la comédienne. « Greta m’inspire, confie Noah Baumbach à 20 Minutes, parce qu’elle est l’une des plus grandes actrices du moment. Mais elle apporte aussi sa propre personnalité à l’écriture de nos films. » La rencontre d’une provinciale un peu paumée (incarnée par Lola Kirke, vue récemment dans Gone Girl de David Fincher) avec une familière de la Grosse Pomme fait des étincelles.

Deux sœurs new-yorkaises

« Greta et moi avons travaillé les personnages ensemble car, entre autres points communs, nous avons celui d’être amoureux fous de notre ville et d’avoir envie de la faire aimer. » C’est une cité pleine de fantaisie que révèle le duo tandis que les jeunes femmes font les quatre cents coups dans une ville plus évoquant les visions de grands cinéastes new-yorkais comme Martin Scorsese ou Woody Allen. « Greta a la fantaisie d’une jeune Diane Keaton tout dégageant un charme qui lui est propre. Elle fait montre aussi d’une grande générosité envers ses partenaires », insiste le réalisateur.

Aussi en solo…

« Une fois que nous avons mis au point une structure, nous travaillons chacun de notre côté sur le script avant de confronter nos versions. La créativité de Greta m’épate à chaque fois. » Noah Baumbach met ensuite le film en scène tandis que Greta Gerwig redevient une simple actrice au moment du tournage. Si le cinéaste peut tourner sans sa muse, cette dernière a aussi été dirigée par d’autres cinéastes comme Mia Hansen-Løve (Eden, 2014) ou Barry Levinson (The Humbling, 2015). « Chaque aventure l’un sans l’autre enrichit notre collaboration », précise Baumbach. Souhaitons-leur que leur histoire dure longtemps…