«Back Home»: Le réalisateur d'«Oslo 31 août» dirige Isabelle Huppert dans un film sur le deuil

FAMILLE Joachim Trier signe un drame familial qui a représenté la Norvège au Festival de Cannes…

Caroline Vié

— 

Isabelle Huppert dans Back Home de Joaquim Trier
Isabelle Huppert dans Back Home de Joaquim Trier — Mémento Films

Présenté en compétition à Cannes sous le titre Plus fort que les bombes, le film de Joachim Trier a été rebaptisé Back Home, suite aux attentats de Paris. Car rien ne doit permettre d’associer cette chronique familiale, qui n’évoque aucunement le terrorisme, aux tueries du 13 novembre dernier. « Le film décrit comment ses proches doivent faire face au décès accidentel d’une femme de caractère » confiait l’acteur Gabriel Byrne à 20 Minutes en mai dernier.

>> A lire aussi : Pourquoi « Plus fort que les bombes » a été rebaptisé « Back Home »

Trois hommes et un décès

Trois hommes (son mari et ses fils) préparent une exposition posthume d’une photographe de guerre décédée brusquement trois ans auparavant. « Ils ignorent s’il s’agit d’un accident ou d’un suicide, ce qui les empêche de faire leur deuil », explique Gabriel Byrne. La femme disparue, c’est Isabelle Huppert dont la présence lumineuse habite les nombreux retours en arrière des protagonistes. « Elle apporte à son personnage une présence qui perdure même lorsqu’elle n’est plus à l’écran », avoue Byrne.

La complexité d’une vie

Librement inspiré du Feu follet (1931) de Drieu la Rochelle, cette chronique insiste davantage sur le chagrin des enfants (Jesse Eisenberg et la découverte Devin Druid) que sur les travaux de leur mère. Entre scènes de rêve et réalité brutale, le réalisateur d’Olso, 31 août (2012) explore la vie intime d’une femme complexe vue par les yeux de ceux qu’elle a marqués à jamais. Si le film n’est pas exempt de longueurs, il livre une réflexion passionnante sur la force des images et la catharsis qu’apporte l’écriture après un décès.