«Le Pont des espions»: Steven Spielberg voulait rendre «crédible» cet univers

GUERRE FROIDE Le réalisateur signe un film d'espionnage haletant mettant Tom Hanks en vedette...

Caroline Vié

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Tom Hanks et Steven Spielberg sur le tournage du Pont des espions
Tom Hanks et Steven Spielberg sur le tournage du Pont des espions — 20th Century Fox

Stephen Spielberg s’est lancé véritable défi en réalisant Le pont des espions, suspense haletant qui se déroule en plein cœur de la Guerre Froide. « Comme je suis mon propre producteur et le patron de ma compagnie, j’ai pu me donner moi-même le feu vert, confie Steven Spielberg à 20 Minutes. Je ne l’aurais cependant pas fait si je ne croyais pas à fond que cette histoire possède un gros potentiel capable de faire vibrer les spectateurs de tous âges. »

Une aventure de longue haleine

Il y raconte l’aventure palpitante d’un avocat qui fut chargé de défendre un espion russe puis de négocier son échange contre un aviateur américain en Allemagne de l’Est. L’histoire vraie de James Donovan (1916-1970) aurait pu être portée à l’écran dès les années 1960. « Le projet ne s’est pas fait parce que le gouvernement américain craignait des représailles de la part des Russes », déclare le réalisateur. Steven Spielberg tenait à ce que son film soit le plus réaliste possible notamment lorsque son héros se rend à Berlin-Est pour négocier. « Je n’ai pas cherché à réaliser un James Bond mais à rendre de façon crédible le monde de l’espionnage », explique-il.

Tom Hanks, un type bien

Sa mise en scène virtuose fait monter la pression autour d’un Monsieur Tout-le-monde que son intelligence et sa réactivité préservent aussi bien que le feraient des talents guerriers. « Aujourd’hui, le monde est différent mais je pense que ce que raconte le film est toujours d’actualité, martèle Steven Spielberg. Des hommes comme Donovan sont toujours aussi précieux. » Il confie à son complice Tom Hanks le rôle de ce héros discret. « Personne ne pouvait incarner Donovan mieux que lui car il possède ses qualités de courage, de ténacité et de dégoût face à l’injustice sous toutes ses formes. »

Le cinéma comme hobby

A 68 printemps, le réalisateur n’arrête pas. « Le cinéma est mon seul hobby, avoue-t-il et je ne vois donc aucune raison d’arrêter de le pratiquer. » Il envisage donc de reprendre les tribulations d’Indiana Jones - toujours avec Harrison Ford « d’ici quatre ou cinq ans ». Avant, il aura terminé la postproduction du Bon gros géant d’après Roald Dahl puis entamera le tournage du thriller de science-fiction Ready Player One. « J’aime varier les genres, reconnaît-il et je suis très heureux d’avoir pu ajouter l’espionnage à ma filmographie avec Le pont des espions. » Le spectateur en est aussi content que lui…