VIDEO. «Strictly Criminal»: Johnny Depp torpille son image de beau gosse

METAMORPHOSE Johnny Depp est méconnaissable en gangster sadique, mais ce n'est pas la première fois que l'acteur change de look...

Caroline Vié

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Johnny Depp dans Strictly Criminal
Johnny Depp dans Strictly Criminal — Warner Bros France

Il y avait longtemps qu’on n’avait pas vu Johnny Depp en aussi grande forme que dans Strictly Criminal de Scott Cooper. Le comédien quinquagénaire torpille son image sexy pour se glisser dans la peau de John Whitey Bulger, gangster qui sema la terreur dans la la Nouvelle-Angleterre des années 1970 à 1995. Une bonne occasion pour revenir sur les rôles les plus marquants de l’acteur…

Le mafieux glaçant

Il est difficile de reconnaître le comédien dans Strictly Criminal. Avec sa calvitie et des lentilles de contact lui donnant un regard bleu terrifiant, Johnny Depp est d’une sobriété glaçante dans ce thriller qui marque son grand retour. Ses crises de violence soudaines font d’autant plus peur qu’elles sont inattendues. Envolé l’amusant pirate ou le gentil voyou : on a affaire à un vrai grand méchant, inspiré de la réalité.

Le flibustier flamboyant

Gore Verbinski a eu une bonne inspiration en confiant le rôle de Jack Sparrow à Johnny Depp pour la saga Pirates des Caraïbes. La légende veut que l’acteur se soit inspiré du look de Keith Richards pour créer son personnage à la barbe couverte de perles et aux yeux noircis de khôl. Les films ont transformé le comédien un brin « art et essai » en superstar archibankable. Le cinquième opus de ses aventures est prévu pour l’été 2017.

Le défoncé fou à lier

Lunettes noires sur le nez et bob sur la tête, Johnny Depp devient un écrivain camé jusqu’aux oreilles pour Las Vegas Parano (1998) de Terry Gilliam. Epaulé par un Benicio Del Toro méconnaissable en avocat obèse, le comédien livre une performance hallucinée tout en rendant hommage à l’un de ses mentors : l’écrivain Hunter Thompson. Ce film brillant, fort mal reçu, à sa sortie, est progressivement redécouvert.

Le marginal fragile

Edward aux mains d’argent (1990) marque la rencontre décisive entre Tim Burton et Johnny Depp. Cette fabel devenue culte au fil des années offre à Depp le rôle touchant d’une créature inachevée par un savant. Visage blafard et balafré, ciseaux à la place des mains, il tente vainement de se faire accepter dans une petite ville de banlieue. Depp et Burton hommes deviendront inséparables et tourneront sept films ensemble.

Le bébé rebelle

Johnny Depp était frais émoulu de la série « 21 Jump Street » (1987-1991) quand John Waters lui a confié le rôle du blouson noir chanteur de Cry-Baby (1990). Depp incarne un jeune homme plutôt sage dans cette variation du mythe de Roméo et Juliette. Waters, surnommé le « pape du trash », avait mis de l’eau dans son vin pour cette comédie rock dans lequel le jeune Johnny rencontre Iggy Pop.