Au Royaume-Uni, les femmes ont obtenu le droit de vote en 1928, alors qu’en France, ce ne sera qu’en 1944. Les Suffragettes de Sarah Gavron revient sur la lutte des militantes qui n’ont pas hésité à payer un lourd tribut pour cette victoire. Carey Mulligan et Meryl Streep entourent Helena Bonham-Carter dans cet hommage vibrant à une poignée de sacrées bonnes femmes qui ont bravé idées reçues et répression pour faire entendre leurs voix et les placer dans les urnes.

Ne plus être une propriété

« Jusqu’à alors, ce sujet n’avait guère été abordé au cinéma, déclare Helena Bonham-Carter, comme toujours dynamique en pharmacienne combative. La seule représentation cinématographique des suffragettes dont je me souvienne est la maman un peu ridicule des enfants dans Mary Poppins (Robert Stevenson, 1964). » C’est le fait que cette chronique montre un aspect plus âpre et plus réaliste du mouvement qui l’a attirée. « Elle ne se battait pas seulement pour pouvoir voter mais tout simplement pour avoir des droits et ne pas être seulement la propriété de leur mari », précise-t-elle.

Libre avec ou sans talons

Si Helena Bonham-Carter incarne une battante dans le film, elle avoue ne jamais avoir eu à lutter pour ses droits dans la vie. « Je viens d’une famille aux idées larges où l’on n’a jamais fait de différence entre les filles et les garçons », explique telle. Sa liberté, la comédienne l’exprime par un caractère bien trempé et l’impertinence qui lui permet d’enlever ses chaussures à talons hauts et de marcher pieds nus et en robe de soirée sur le tapis rouge à l’avant-première des Suffragettes

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