Glastonbury, le Woodstock pop

CINEMA Le documentaire de Julien Temple sur le mythique festival dépote...

Alice Antheaume

— 

Pete Doherty au festival de Glastonbury, dans le documentaire de Julien Temple ("Glastonbury", 2007)
Pete Doherty au festival de Glastonbury, dans le documentaire de Julien Temple ("Glastonbury", 2007) — DR

Glastonbury, c’est à la fois une petite ville à l’Ouest de l’Angleterre, un festival de musique et d’art en plein air et le titre de ce documentaire de Julien Temple. Le réalisateur, féru de musique punk, raconte, via images d’archives et extraits de concerts, l’histoire d’un festival aussi légendaire que Woodstock, et toujours sur pattes après 35 éditions, contrairement à ce dernier.

Tout a commencé en 1970 lorsque Michael Eavis, agriculteur, décide de mettre ses terres à disposition de groupes de rock moyennant quelques livres. Trois décennies plus tard, l’ancien fermier roule en 4x4 et gère son festival de main de maître. Sa réussite, il dit la tenir à sa sobriété (en termes de drogues, s’entend, lesquelles lui sont abondamment passées sous le nez).

Pourtant, c’est moins l’histoire officielle qui intéresse Julien Temple que de «montrer l’aspect social de la musique» et «comment un concert peut changer la vie des gens», a-t-il déclaré à «Télérama». La vie des gens, probablement, et la sienne, sans doute. Car le réalisateur mange et respire musique… punk de préférence. A son pedigree, deux documentaires sur les Sex Pistols («The Great rock n’roll swindle», 1979 ; «The Filth and the Fury», 2000), des clips des Stones et de Neil Young et un portrait peu complaisant de Joe Strummer, le leader des Clash («Joe Strummer, the future is unwritten», 2007).

En effet, à voir au micro une Björk pétillante en robe rose bonbon ici, le retour de David Bowie trente ans après son premier «Glasto» là, Pete Doherty se jetant dans le public sous les yeux de Kate Moss ou encore des Chemical Brothers mettant la foule en liesse, on s’y croirait! Résultat: 2h15 de vibrations pop-rock émaillées de mines exaltées (et exaltantes) des festivaliers. Réjouissant.