«Moins payée que ceux qui ont un pénis», Jennifer Lawrence pousse un coup de gueule

CINEMA L’actrice américaine a publié une tribune intitulée « Pourquoi est-ce que je gagne moins d’argent que les hommes ? »…

C.W.
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Jennifer Lawrence lors du Comic Con de San Diego le 9 juillet 2015
Jennifer Lawrence lors du Comic Con de San Diego le 9 juillet 2015 — Richard Shotwell/AP/SIPA

Jennifer Lawrence pousse un gros coup de gueule. En colère contre les inégalités salariales entre hommes et femmes à Hollywood, la star de la saga Hunger Games a publié une tribune féroce dans Lenny, la nouvelle newsletter portée par Lena Dunham.

« J’ai vu que j’étais beaucoup moins payée que ceux qui ont un pénis »

La goutte d’eau de trop semble avoir été le piratage de Sony Pictures dévoilant des informations sur les salaires des acteurs à Hollywood. « Quand il y a eu le piratage de Sony et que j’ai vu que j’étais beaucoup moins payée que ceux qui ont un pénis, je n’ai pas été en colère contre Sony. J’étais en colère contre moi-même », explique Jennifer Lawrence. « J’avais échoué en tant que négociatrice parce que j’avais abandonné trop tôt. Je ne voulais pas continuer à me battre pour des millions de dollars dont je n’avais pas besoin, les ayant déjà gagnés grâce à deux franchises (X-Men et Hunger Games) », ajoute-t-elle.

Jennifer Lawrence ne veut plus être « adorable »

Si l’actrice pointe du doigt les inégalités salariales, elle dénonce également les différentes façons dont sont traités les hommes et les femmes. « C’en est fini d’essayer de trouver la façon « adorable » de donner mon avis et d’être toujours sympathique ! J’emmerde tout ça. Je pense n’avoir jamais travaillé pour un homme qui avait des responsabilités et qui a passé du temps à réfléchir à comment faire entendre sa voix. On l’entend, point. Jeremy Renner, Christian Bale et Bradley Cooper se sont tous battus et ont réussi à négocier des contrats importants. Je suis sûre qu’on leur a dit de ne jamais rien lâcher et d’être stratégiques, pendant que j’essayais d’éviter de passer pour la sale gosse et que je n’obtenais pas ma part du gâteau », s’insurge Jennifer Lawrence.

Tel que le relate Slate, selon elle, un homme qui négocie son salaire est considéré comme normal, une femme comme « difficile ou gâtée ». « Une fois encore, cela n’a peut-être rien à voir avec mon vagin, mais je me suis rendue compte que je n’avais pas complètement tort quand un autre e-mail de Sony a fuité et révélé qu’un producteur parlait d’une actrice principale qui négociait comme d’une « gamine pourrie gâtée ». Pour une raison ou une autre, j’ai du mal à imaginer quelqu’un dire ça à propos d’un homme. »