«Je suis à toi»: Quatre arguments en faveur d'une romance à trois

CINEMA Ce beau film belge tourne autour d'un triangle amoureux et traite son sujet avec une grande sensiblité...

Caroline Vié

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Un boulanger gay au physique imposant fait venir chez lui un jeune Argentin dont il s’éprend passionnément avant que ce dernier tombe sous le charme de la vendeuse du magasin. Je suis à toi, beau film réalisé par David Lambert (Hors les murs, 2012), distille des émotions rares autour de son triangle amoureux. 20 Minutes recense quatre raisons d’aller le voir.

Les personnages n’ont rien de caricatural

David Lambert traite tous les protagonistes de son film avec une empathie remarquable. Le boulanger amoureux, le gigolo malgré lui et la mère solitaire sont profondément attachants sans être jamais angélisés. On les aime tout de suite.

Le film aborde des thèmes graves sans misérabilisme

Rapports sexuels tarifés, exploitation de la misère humaine et sida sont au centre de cette histoire d’amour sans que le réalisateur se laisser aller à sombrer dans le misérabilisme. La délicatesse du traitement est telle qu’on se laisse emporter.

Les acteurs sont tous éblouissants

On a un faible pour le craquant Jean-Michel Balthazar, étonnant de grâce quand il danse devant ses fous à pain. Ses partenaires plus jeunes, Nahuel Perez Biscayart et Monia Chrokri, sont tout aussi remarquables dans des rôles finement écrits.

On verse de vraies larmes

Difficile de garder l’œil sec devant les aventures de ces héros blessés par la vie. Le film sait être touchant dans être plombant, ce qui le rend particulièrement recommandable pour qui a envie de découvrir une œuvre sensible brassant des thèmes adultes avec talent.