«Sicario»: Josh Brolin dans l'enfer de la drogue

CINEMA Le comédien a découvert l'univers sans pitié des narcotrafiquants mexicains en tournant ce thriller haletant...

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié

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Josh Brolin dans Sicario
Josh Brolin dans Sicario — Studio Canal/Metropolitan FilmExport

Josh Brolin aimerait-il les émotions fortes ? A peine est-il redescendu des sommets de l’Everest de Baltasar Kormákur qu’il est de retour avec Sicario de Denis Villeneuve. Dans ce thriller haletant présenté au Festival de Cannes, il incarne un agent aux méthodes expéditives prêt à tout pour venir à bout des narcotrafiquants mexicains. « Avant de tourner le film, j’avais lu des articles sur ce sujet mais j’ignorais l’ampleur de la guerre que mènent les Etats-Unis pour tenter d’éradiquer ce fléau », explique-t-il.

 

A la guerre comme à la guerre

C’est bien de guerre qu’il s’agit quand des agents joués Benicio Del Toro et Emily Blunt, épatante en nouvelle recrue, débarquent illégalement de l’autre côté de la frontière mexicaine pour y liquider des « sicarios » (« tueurs à gages » en espagnol) et autres individus peu recommandables. « Même si nous n’avions pas peur de mourir, j’ai pu imaginer les décharges d’adrénaline que ressentent les policiers quand ils sont au cœur d’opérations dangereuses qui doivent rester secrètes », confie le comédien.

Une impression de danger

Le réalisateur canadien Denis Villeneuve parvient à communiquer l’impression de danger et d’urgence qui talonne ses personnages. « Le tournage au Mexique était vraiment impressionnant, se souvient Brolin. Il planait une impression de menace diffuse qui a, sans aucun doute, servi ma prestation. » Une mise en scène nerveuse et un scénario aussi malin que bien documenté l’emportent avec le spectateur dans des paysages arides ou des sous-terrains obscurs pour un jeu de cache-cache mortel.