«Hôtel Transylvanie 2» : Des pensionnaires toujours plus délirants

CINEMA Le réalisateur Genndy Tartakovsky et le producteur Adam Sandler multiplient les gags pour cette suite...

De notre envoyée spéciale au Mexique, Caroline Vié

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Hôtel Transylvanie 2
Hôtel Transylvanie 2 — Sony Pictures France

Genndy Tartakovsky a connu un bien beau succès avec Hôtel Transylvanie (2013). Le créateur des séries « Le laboratoire de Dexter », « Samouraï Jack » et « Star Wars : Clone Wars » n’était pas homme à s’endormir sur ses lauriers. Le deuxième volet de cette comédie animée permet de rencontrer de nouveaux pensionnaires et de multiplier les gags. 20 Minutes a demandé au réalisateur comment il avait renouvelé son univers.

Vampire, vous avez dit vampire ?

Tenu par Drac, vampire sentencieux, l’hôtel Transylvanie est réservé aux monstres de tous poils, momies, loups-garous et autres fantômes. Jusqu’au jour où un jeune humain un peu benêt débarque par hasard et séduit la fille du maître des lieux.

« La suite logique était de les faire se marier et avoir un enfant. Quand je me suis demandé si le bébé serait un monstre ou pas, j’ai su que je tenais mon histoire. Drac rêve d’un petit-fils vampire parce qu’il ne supporte les humains que par devoir. A la joie immense d’être enfin grand-père se mêle une immense inquiétude. »

Des nouveaux venus aux dents longues

Pour créer le petit garçon craquant, Tartakovsky s’est inspiré de ses propres enfants mais il a aussi ajouté un buveur de sang moins mignon, le père de Drac doublé par Mel Brooks en anglais et Michel Galabru dans la version française.

« Cela m’a permis de travailler sur deux générations différentes ce qui m’autorisait toutes sortes de fantaisies du point de vue graphique. Le garçonnet devait être tout en souplesse et son arrière-grand-père tout en raideur. C’était très amusant de les animer en repensant aux postures de divers membres de ma propre famille. »

Des monstres gentils et des humains dépassés

Les potes de Drac (doublé par Adam Sandler en version originale et Kad Merad en français) sont de retour. On fait aussi connaissance avec sa belle-famille humaine qui tente de se fondre dans la clientèle de l’hôtel avec un succès mitigé.

« C’est toujours difficile de s’adapter à une autre famille même quand on y met du sien. Confronter de braves Américains à la Cour des miracles de l’hôtel était une façon d’offrir un message de tolérance de façon humoristique. Tous doivent faire des efforts pour cohabiter, une problématique universelle même si on ne côtoie pas des vampires. »