«Anina»: Pourquoi Michel Ocelot soutient ce film d'animation uruguayen

CINEMA Anina Yatay Salas, écolière moquée par ses camarades parce que son nom est un palindrome (il peut se lire à l’endroit comme à l’envers), a fait vibrer le papa de Kirikou...

Caroline Vié
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Anina d'Alfredo Soderguit
Anina d'Alfredo Soderguit — Septième Factory

Alors qu’il peine à boucler le financement de Dilili à Paris, son nouveau film sur une fillette du XIXe siècle, Michel Ocelot apporte son soutien à Anina, héroïne venue d’Uruguay dont les aventures séduisent par leur sensibilité.

Un tour de force

Le papa de Kirikou a aimé cette petite fille craquante de dix ans dès ses premiers pas. « J’avais découvert les courts-métrages d’Alfredo Soderguit et son travail préparatoire pour Anina lors d’un voyage à Montevideo, raconte Ocelot et j’ai été épaté par son courage pour réaliser un film d’animation dans un pays où ce type de création est un tour de force. »

Un film juste

Grand explorateur de l’âme enfantine, Michel Ocelot avoue avoir apprécié que cette fable se mette à hauteur de bambin pour conter les angoisses d’une gamine punie par une directrice d’école beaucoup plus fine qu’elle en a l’air. « Soderguit rend compte des drames de cet âge de façon très délicate. Son film très touchant sonne profondément juste. »

Loin des productions américaines

Visuellement, Anina éblouit également. Cette création artisanale adaptée d’un livre de Sergio Lopez Suarez surprend par son esthétique originale. « J’ai apprécié que le film se démarque des productions américaines dans ses dessins. Cela fait du bien aux enfants de découvrir d’autres choses. » Dès 6 ans, les emmener rencontrer Anina est une excellente idée.