«Je n’ai jamais rien vu d’aussi massif et impressionnant», estime le réalisateur d'«Everest»

CINEMA Baltasar Kormákur a offert à son équipe une aventure unique pendant le tournage de cette fresque inspirée d’une histoire vraie…

Caroline Vié

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La cordée d'Everest
La cordée d'Everest — Universal Pictures

Ses acteurs savaient à quoi s’attendre en acceptant de tourner Everest. Le réalisateur Baltasar Kormákur était résolu à ne pas les ménager pour le tournage de cette fresque retraçant l’ascension tragique d’explorateurs en 1996. « Certains films ne peuvent être conçus que comme des aventures. C’est ce qui m’excitait dans ce projet », a-t-il confié à 20 Minutes pendant le Festival de Deauville.

Toujours plus haut

Le réalisateur de 2 Guns (2013) a carrément emmené ses comédiens (Jason Clarke, Jacke Gyllenhaal et Josh Brolin en premiers de cordée) et son équipe au camp de base de l’Everest au Népal puis dans les Dolomites en Italie, histoire de donner à son film un cachet d’authenticité. « Sans cette impression de mise en danger constante, tout le monde serait resté dans sa zone de sécurité et l’intensité de l’action en aurait pâti. J’ai offert à mes acteurs une expérience unique », martèle-t-il. Le suspense va crescendo tandis que le spectateur s’attache à des personnages avides de performances et de sommets.

Des images à couper le souffle

On ne saurait trop recommander de voir le film en IMAX dans les salles équipées de ces écrans géants. « Mon but était d’essayer de faire partager l’expérience au spectateur, insiste le réalisateur islandais. Rien ne vaut cependant le choc de se retrouver véritablement face à l’Everest. Je n’ai jamais rien vu d’aussi massif et impressionnant ! » La splendeur des prises de vue alliée à l’intensité de l’aventure humaine donne à réfléchir sur ce qui pousse les aventuriers à risquer leur vie pour de nouveaux frissons. « Je suis incapable de l’expliquer mais je peux les comprendre », conclut le cinéaste. Son film permet d’en avoir une idée sans courir le moindre danger.