Jason Clarke a crevé de froid puis de chaud sur le tournage d'«Everest»

CINEMA Le comédien a donné tout ce qu'il avait pour incarner un alpiniste parti à la conquête de l'Everest...

Caroline Vié
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Jason Calrk dans Everest
Jason Calrk dans Everest — Universal

Jason Clarke n’a pas rigolé tous les jours sur le tournage d’Everest, film spectaculaire inspiré d’une histoire vraie et réalisé par Baltasar Kormákur. « J’en ai bavé, explique-t-il sobrement à 20 Minutes avant de présenter le film au Festival de Deauville. Il fallait vraiment que je me souvienne des épreuves des véritables héros du film pour ne pas trop gémir. »

Un froid mortel

Le comédien, remarqué en tortionnaire de Reda Kateb dans Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow (2013) et en héros pote de Schwarzie dans Terminator Genisys (2015) incarne Rob Hall, guide de montage intrépide accompagnant un groupe de touristes au sommet de l’Himalaya en 1996. « Je suis sportif et nous avons suivi un entraînement très intense, explique-t-il. Néanmoins, nous rentrions sur les rotules. Je n’ai jamais eu aussi froid de ma vie ! » Avec ses compagnons, Jake Gyllenhaal, Sam Worthington et Josh Brolin, ils se soutenaient de leur mieux dans l’épreuve.

Une chaleur épuisante

A peine revenu du Népal où une partie du film a été réalisée, Jason Clarke a connu un souci auquel il ne s’attendait pas. « Pour les séquences tournées en studio, nous crevions de chaud sous nos doudounes. Il fallait qu’on nous ventile en permanence pour que nous n’ayons pas l’air d’être trempés par la sueur ». Sa plus grande épreuve, Clarke l’a connue en jouant une scène clef du film où le héros blessé parle avec son épouse. « J’ai pu entendre le véritable enregistrement et cela me hantera toute ma vie », confie-t-il. Sa performance toute en retenue rend un hommage respectueux et bouleversant à celui qu’il incarne.