Cinéma

Un labyrinthe de bonus

Rares sont les films récents à bénéficier d'une édition « ultimate » en quatre DVD. Le Labyrinthe de Pan fait partie de ceux-là. A juste titre. Et Guillermo Del Toro de commenter son retour en compétition à Cannes l'an dernier, treize ans après avoir...

Rares sont les films récents à bénéficier d'une édition « ultimate » en quatre DVD. Le Labyrinthe de Pan fait partie de ceux-là. A juste titre. Et Guillermo Del Toro de commenter son retour en compétition à Cannes l'an dernier, treize ans après avoir présenté Cronos à la Semaine de la critique : « ça comptait beaucoup pour moi, explique-t-il dans un des nombreux bonus, car cela prouve que le cinéma fantastique n'est plus considéré comme un genre mineur. »

Entre fiction et réalité, ce film relate les tribulations d'une fillette qui fuit la terreur exercée par son beau-père, officier franquiste (Sergi Lopez, remarquable), dans un monde peuplé d'apparitions maléfiques. L'ensemble, issu d'une imagination fertile, serait presque plus effrayant que la réalité de la guerre d'Espagne. « J'avais promis de livrer le scénario en cinq semaines, mais cette histoire est si complexe que je l'ai bouclée neuf mois plus tard », se souvient le réalisateur. Son collègue Alfonso Cuaron, metteur en scène du Fils de l'homme et coproducteur du film, insiste sur le fait qu'il s'agit d'une « création 100 % Del Toro ». Le cinéaste mexicain était présent sur tous les postes, dessinant notamment les créatures qui hantent ce conte macabre. Le film a d'ailleurs remporté trois Oscars pour ses décors, sa photo et ses maquillages. « Le Labyrinthe de Pan est mon film préféré car le résultat correspond exactement à ce que je souhaitais faire », précise encore Del Toro, tout heureux de revenir à Cannes il y a quelques semaines pour y présenter cette luxueuse édition DVD.