«Life»: Dane DeHaan très crédible en James Dean

CINEMA James Dean dans «Life» et futur Valerian pour Luc Besson, Dane DeHaan est sur le point de devenir une grande star...

De notre envoyée spéciale à Deauville, Caroline Vié

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Dane DeHaan et Robert Pattinson dans Life
Dane DeHaan et Robert Pattinson dans Life — Caitlin Cronenberg/ARP sélection

Dans la vie, Dane DeHaan, 29 ans, a l’air d’un gamin timide. Mais dans Life d’Anton Corbijn, il fait montre d’un charisme exceptionnel dans le peau d’une icone hollywoodienne, James Dean (1931-1955), héros de La fureur de vivre, de Giant et d’A l’est d’Eden. C’est sans doute la raison pour laquelle Luc Besson a choisi le comédien pour incarner le rôle-titre de Valerian qu’il va bientôt tourner avec Cara Delevingne. A Deauville, il explique à 20 Minutes pourquoi James Dean a tant compté pour lui.

Un acteur ennemi des compromis

« James Dean faisait partie de mes idoles quand j’étudiais mon métier. Je trouvais particulièrement émouvant qu’il soit devenu célèbre après sa mort », explique DeHaan, l’interprète principal de Life qui revient sur la relation houleuse entre un photographe aspirant (Dennis Stock incarné par Robert Pattinson) et la star montante alors peu connue quelques semaines avant sa mort accidentelle.

S’il connaissait le travail de Dean avant de l’incarner, Dane DeHaan s’est livré à des recherches approfondies pour tenter de cerner sa personnalité. « J’ai lu tout et son contraire au sujet de James Dean, raconte-t-il. Ce qui m’est resté est l’image d’un acteur ennemi des compromis. »

Un grand précurseur

« Il était l’un des premiers comédiens à jouer de façon naturelle et il nous a ouvert la porte, explique DeHaan. Il est d’ailleurs passionnant de revoir ses films pour constater la différence entre sa façon de travailler et celle de ses partenaires. » Loin d’être hagiographique, le film pointe aussi du doigt le côté capricieux de Dean qui le rendait souvent difficile à gérer. « Il pouvait se conduire de façon très paradoxale, luttant pour entrer aux cours de théâtre de Lee Strasberg puis claquant la porte à la première contrariété. »

Modèle mais pas trop

Dane DeHaan admire James Dean, mais nie lui ressembler. « Je pense que chaque acteur vise le même résultat sans forcément employer la même méthode. » C’était notamment le cas avec Robert Pattinson qui lui donne la réplique. « Il est éblouissant de façon instinctive alors que j’ai besoin d’un gros travail de préparation. » Dan DeHaan se prépare maintenant pour Valerian. « Luc Besson m’a choisi après une simple conversation chez moi et je suis impatient de commencer car le scénario est dément », dit-il avant d’avouer qu’il adorerait que le tournage se déroule en France.