Festival de Deauville: «Il ne faut pas prendre les films d'horreur trop au sérieux», prévient Eli Roth

CINEMA Le réalisateur a présenté deux films ce samed soir: «Knock Knock» et «The Green Inferno»...

Caroline Vié
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Eli Roth dans Aftershock l'enfer sur terre
Eli Roth dans Aftershock l'enfer sur terre — Universum Film GmbH/Wilde Side

En voyant Eli Roth, quadragénaire propre sur lui, il est difficile d’imaginer qu’il est le réalisateur de films d’horreur tels Hostel 1 et 2 (2005-2007), Knock Knock ou The Green Inferno, deux films qu’il a présentés samedi soir à Deauville devant un public enthousiaste.

Keanu Reeves accompagne Knock Knock à Deauville

L’horreur à l’honneur

Dans le premier, Keanu Reeves en prend plein tête par deux créatures de rêve, Ariel Levy et Lorenza Izzo (épouse d’Eli Roth à la ville), qui se sont introduites chez lui. Dans le second, la même Lorenza Izzo est en passe de servir de plat du jour à une tribu cannibale en Amazonie. « Montrer ces films en salles est très gratifiant car c’est comme cela que j’ai appris à aimer le cinéma d’horreur, a-t-il expliqué à 20 Minutes. Je remercie les organisateurs du Festival de Deauville de traiter le genre avec autant de respect ». Le cinéaste traduisait en français les propos de son épouse ravie d’être sur les Planches.



Une projection interdite aux moins de seize ans

Le public s’est tortillé sur son siège quand ses deux bourreaux sexy malmènent Keanu Reeves dans Knock Knock (sortie le 23 septembre), mais les réactions ont été plus vives pendant The Green inferno (sortie en e-cinema le 30 septembre), joyeuse boucherie archi gore. « Il ne faut pas prendre les films d’horreur trop au sérieux. Ce sont des attractions foraines », précise Eli Roth. Les organisateurs du festival avaient beau avoir prévenu les âmes sensibles de ne pas rester dans la salle, une bonne poignée de spectateurs est partie à la première scène de repas à base de chair humaine…