«Ricki and the Flash»: «Meryl Streep est ma mère, pas mon mentor!» affirme Mamie Gummer

CINEMA Mamie Gummer parle de sa mère Meryl Streep avec qui elle partage l'affiche de la comédie rock «Ricki and the Flash»...

De notre envoyée spéciale à Cancun, Caroline Vié
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Mamie Gummer et Meryl Streep, mère et fille dans Ricki and the Flash
Mamie Gummer et Meryl Streep, mère et fille dans Ricki and the Flash — Sony Pictures

Dans Ricki and the Flash de Jonathan Demme, Meryl Streep incarne une rockeuse qui vient remonter le moral de sa fille en instance de divorce. Mamie Gummer, sa rejetonne à la ville, l’incarne aussi à l’écran, et leurs rapports dans la vraie vie sont largement plus harmonieux que dans le film. C'est à Cancun que 20 Minutes a rencontré la jeune femme de 32 printemps, vue dans la série « The Good Wife », où elle a accepté de parler de sa célèbre génitrice…

 


Dans le film, l’héroïne en veut à sa mère qui l’a négligée pour sa carrière, est-ce votre cas ?

Pas du tout. Ma mère a toujours été très présente pour nous. Elle est un exemple dans la façon dont elle a su trouver l’équilibre entre sa vie de famille et son boulot. Comme elle le dit souvent, elle passait bien plus de temps avec nous que bien des mamans qui ont des emplois plus conventionnels et qui sortent tard du bureau ou des magasins.

C’est elle qui vous a poussée à devenir actrice ?

C’est un désir que j’ai eu depuis ma plus tendre enfance. Je montais déjà des spectacles en famille quand j’avais 8 ans, mais il est certain que nous parlions beaucoup d’art dans la famille car mon père est sculpteur. Je dirais seulement que nos parents nous ont toujours encouragés dans nos projets quels qu’ils soient.



Considérez-vous votre maman comme votre mentor ?

Meryl Streep est ma mère, pas mon mentor ! Nous ne parlons jamais ensemble de notre métier de comédienne ni de notre méthode de travail car il s’agit d’un processus très intime. Trop causer de ce genre de choses pourrait briser l’équilibre fragile auquel nous nous plions pour composer nos personnages.

Vous a-t-elle donné des conseils sur le tournage ?

Comme pour tous les films, elle m’a recommandé de trouver des côtés positifs à mon héroïne. D’après elle, il est indispensable de débusquer une certaine forme d’empathie pour celle que l’on incarne. C’est la condition sine qua non afin de trouver le supplément d’âme qui change tout à l’écran. Il faut savoir défendre son rôle.

Vous a-t-elle bluffé sur Ricki and the Flash ?

Comme toujours ! Elle n’hésite pas subir un entraînement draconien pour entrer dans la peau de ses personnages quitte à tout oublier une fois le tournage achevé. Elle m’a confié avoir connu de puissantes décharges d’adrénaline en jouant de la guitare sur scène, plus fortes encore que celles qu’elle expérimente régulièrement au théâtre.