«Les 4 Fantastiques»: Cinq raisons pour lesquelles le film va décevoir les fans de la BD

CINEMA « Les Quatre fantastiques », une des premières œuvres phare des éditions Marvel, est à nouveau adapté au cinéma…

Joel Metreau

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La Chose dans Les 4 Fantastiques.
La Chose dans Les 4 Fantastiques. — 20th Century Fox

Créé en 1961 par Stan Lee et Jack Kirby, ce comics phare suit le parcours de quatre personnages qui développent des super-pouvoirs après avoir été exposés à des radiations lors d’une mission scientifique. Mais Les 4 Fantastiques, qui sort ce mercredi, pourrait bien décevoir les fans pour cinq raisons.

Il n’appartient pas à l’univers cinématographique Marvel

Le film ne s’inscrit pas l’univers cinématographique des studios Marvel, alors que les fans le souhaiteraient. Comme pour les X-Men, les droits d’adaptation au cinéma des 4 Fantastiques appartiennent toujours à la 20th Century Fox. Le contrat qui lie Marvel et Fox stipule que ces droits doivent déboucher sur des longs-métrages. Faute d’être exploité par la Fox, Daredevil est repassé chez Marvel en 2013. Par ailleurs, la Fox semble avoir eu peu confiance en ces 4 Fantastiques. Selon The Hollywood Reporter, des scènes ont dû être retournées il y a trois mois. Enfin, des internautes se moquaient du fait que la Fox invitait lundi en ligne à voir Les 4 Fantastiques… pour découvrir le trailer de Deadpool.

Il s’agit - encore - d’un reboot

Un film de superhéros oui, mais un reboot rapide, comme pour Hulk, Super-Man et bientôt Spider-Man. Ces 4 Fantastiques sortent à peine dix ans après le long-métrage avec Jessica Alba et Chris Evans (désormais Captain America), et huit ans après sa suite. On reprend donc les mêmes personnages, jusqu’au même supervilain, le Docteur Doom (Fatalis en VF), et on recommence, pour un énième récit des origines. C’est le troisième reboot de la franchise si l’on prend en compte la version à petit budget, jamais sortie en salles, mais visible sur YouTube, qu’a produit Roger Corman en 1994.

Des personnages sans charisme

Depuis l’annonce du casting, les fans se déchaînent contre le nouveau Johnny Storm. Blanc dans le comics, la Torche humaine est interprétée par l’acteur noir Michael B. Jordan. Pendant que certains crient au politiquement correct, d’autres s’insurgent contre l'âge des protagonistes, trop proches de physiques ados qu’adultes. Ultime trahison, les puristes regrettent l’absence des costumes bleus d’origine. Mais le problème de ces 4 Fantastiques, c’est le manque de charisme et de profondeur des personnages. Tant pis pour Miles Teller, remarquable souffre-douleur dans Whiplash. Ou pour Docteur Doom : l’un des plus importants supervilains de l’univers Marvel est aussi terrifiant qu’une marionnette.

Une des raisons se trouve dans notre émission de cinéma sur  «Les Fant4stiques » et «Ted 2 »

Un esprit d’équipe forcé

Les relations entre les personnages étant peu développées, on peine à voir dans ces 4 Fantastiques un esprit d’équipe. Difficile de croire que la Femme invisible et la Torche ont été élevés dans une même famille. Les deux Avengers multipliaient les superhéros, mais ils avaient eu le temps d’être creusés dans les précédents opus.

Ni réaliste ni spectaculaire

Le film se veut plus « réaliste » dans le traitement de ces héros. Derrière la caméra a été embauché Josh Trank, qui abordait avec le brillant Chronicle le thème du superhéros ado, façon found footage. Réaliste, vraiment, un enfant qui invente une machine permettant de se transporter dans une autre dimension ? Cité dans le dossier de presse, Josh Trank ajoute: « Les pouvoirs des personnages sont les mêmes que dans les comics, mais au lieu de voir ces pouvoirs comme quelque chose de positif, ils les perçoivent comme un handicap qui les empêche de réintégrer la société. » Sauf qu’ils s’habituent vite à leurs pouvoirs pour s’engager aussitôt dans l’armée. Enfin, la plupart du film se déroule entre un laboratoire scientifique, une base militaire et une planète volcanique, sans une mémorable scène spectaculaire. Vivement la suite prévue pour 2017.