«While We’re Young»: Pour le réalisateur, les réseaux sociaux ont changé la vie

CHRONIQUE Noah Baumbach dirige Ben Stiller dans une comédie au vitriol sur le choc des générations face aux nouvelles technologies...

Caroline Vié

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«While We're Young» de Noah Baumbach.
«While We're Young» de Noah Baumbach. — Mars Film

La rencontre de deux couples, l’un âgé d’une quarantaine d’années, l’autre d’une vingtaine de printemps, fait des étincelles dans While We’re Young de Noah Baumbach. Le réalisateur de Frances Ha (2012) continue d’explorer la vie new-yorkaise avec cette chronique en forme de choc des générations où deux réalisateurs de documentaires et leurs compagnes affrontent problèmes affectifs et créatifs. « J’ai particulièrement travaillé sur la façon dont chacun des personnages aborde technologie et réseaux sociaux car il est certains que ces choses ont changé le métier et la vie de tous », a-t-il expliqué à 20 Minutes.

« Frances Ha » : La critique du précédent film de Baumbach est ici

Deux couples, deux visions

Le réalisateur, âgé de 45 ans, avoue se sentir exactement entre les deux couples qu’il décrit. « J’ai à la fois le côté perfectionniste du plus âgé et la hargne du plus jeune. Je pense que les personnages incarnés par Ben Stiller et Adam Driver sont un peu moi. » Téléphones portables, tablettes et écrans d’ordinateurs ont pris une importance capitale pour les documentaristes que jouent les deux stars comme pour leurs compagnes respectivement interprétées par Naomi Watts et Amanda Seyfried. « J’ai eu beaucoup de mal à m’adapter tant à la technologie qu’à l’importance des réseaux sociaux dans ma profession, précise Noah Baumbach, puis je me suis adapté. Pour les jeunes, ces choses sont évidentes car ils sont nés en même temps qu’elles. »

Une question de génération

Le cinéaste montre des quadras fans de leurs portables et de Google face à des jeunots nostalgiques d’une époque où toutes ces techniques n’existaient pas. « Je trouve amusant de voir des gamins refuser de chercher quelque chose sur Internet et essayer faire appel à leurs souvenirs tandis que leurs aînés pianotent comme des fous sur leurs smartphones », dit-il. Pour autant, Noah Baumbach n’a rien d’un passéiste. Le réalisateur est le premier à apprécier le numérique et les réseaux sociaux. « Il n’a jamais été aussi facile de faire des films et de les montrer », reconnaît-il. D’ailleurs, son prochain long-métrage, Miss America, est déjà fini et sortira le 6 janvier…